Kemi Seba, critique virulent de la France et de ses alliés en Afrique, est une figure controversée avec 1,5 million d’abonnés sur les réseaux sociaux. Il a été visé par un mandat d’arrêt du Bénin pour son soutien à une tentative de coup d’État en décembre dernier.
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(BALIMA BOUREIMA / ANADOLU AGENCY / AFP)
Kemi Seba a été arrêté en Afrique du Sud, le lundi 13 avril, selon des annonces faites par la police locale. Il est accusé d’avoir soutenu une tentative de coup d’État au Bénin en décembre dernier et fait désormais l’objet d’une procédure d’extradition, selon les autorités sud-africaines.
Connu pour ses diatribes radicales contre la France et les gouvernements africains alliés de Paris, le leader franco-béninois de l’ONG Urgences panafricanistes a perdu sa nationalité française en 2024. Avec 1,5 million d’abonnés sur les réseaux sociaux, il soutient des régimes militaires ayant pris le pouvoir par coup d’État au Sahel, y compris la junte nigérienne, qui lui a attribué un passeport diplomatique.
De son vrai nom, Stellio Gilles Robert Capo Chichi, Kemi Seba a été brièvement interpellé en 2019 et en 2023 lors de visites au Bénin, où il s’opposait au président de l’époque, Patrice Talon. En octobre 2024, Kemi Seba a été placé en garde à vue en France en raison de soupçons de « liens » avec le groupe paramilitaire russe Wagner, une enquête toujours en cours. Plusieurs médias avaient également révélé les Wagner Leaks, révélant que le fondateur du groupe, Evgueni Prigojine, avait financé et guidé certaines actions de Kemi Seba en Afrique entre 2018 et 2019.
