La France a pris une décision importante pour le salon mondial de la défense et de la sécurité Eurosatory, qui se tiendra près de Paris du 15 au 19 juin 2026. L’organisateur a souligné qu’il n’y avait pas d’ambiguïté possible : « Si un exposant est aussi fabricant de roquettes, il ne pourra pas les montrer. Cela évite toute arme offensive ». Cette mesure vise à interdire la présentation d’armes offensives israéliennes, n’autorisant que les exposants israéliens présentant des systèmes de défense antibalistiques et antiaériens.
Contexte de la décision
Le président de Coges Events, Charles Beaudouin, a confirmé cette restriction suite à un communiqué du ministère israélien de la Défense, qui a exprimé sa protestation contre ces limitations. « C’est un choix du gouvernement français, du Conseil de défense. Et, à titre personnel, je trouve que ça a le mérite d’être clair », a-t-il déclaré.
Réactions aux restrictions
Le ministère israélien a déploré cette décision, se sentant « dans l’incapacité de participer au salon ou d’installer un pavillon national ». Il a qualifié cette démarche de « décision honteuse » qui reflète selon lui un « calcul politique et commercial », ajoutant que ce n’est pas une surprise, mais que cela correspond à un schéma troublant dans le comportement de la France au cours des dernières années.
Condamnation des attaques israéliennes
Cette décision s’inscrit dans un cadre plus large, où Paris a régulièrement condamné les attaques israéliennes sur le territoire libanais depuis la fin février. En effet, la France a demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations Unies après que l’armée israélienne a pris possession de la forteresse médiévale de Beaufort pour y faire flotter le drapeau israélien.
