Panayotis Pascot, en vedette dans le spectacle « Entre les deux », était l’invité du 20 Heures, mardi 2 juin.
Une carrière prometteuse
Léa Salamé : L’invité du 20 Heures est un artiste multicarte, très talentueux, auteur, acteur, réalisateur, producteur. À seulement 27 ans, il a déjà signé un best-seller avec La prochaine fois que tu mordras la poussière, vendu à 400.000 exemplaires et adapté au théâtre. Il joue actuellement son deuxième spectacle à guichets fermés et sera vendredi soir à l’Opéra Garnier à Paris pour deux représentations exceptionnelles. Bonsoir, Panayotis Pascot.
Panayotis Pascot : Bonsoir, merci. Je n’ai toujours pas le permis, si vous voulez le préciser.
Ah, vous n’avez toujours pas le permis.
Non, problème avec les créneaux, malheureusement. Mais j’y travaille. Merci de me recevoir, c’est un plaisir.
Un spectacle à l’Opéra Garnier
Léa Salamé : À seulement 27 ans, vous avez rassemblé 200.000 personnes sur ce spectacle, qui s’appelle Entre les deux. Maintenant, vous vous offrez la scène mythique de l’Opéra Garnier. La prochaine étape, c’est quoi ? Un duo avec Céline Dion ?
Mon Dieu, ce serait un rêve, mais un cauchemar pour elle, je ne sais pas chanter ! Je pense qu’elle sait repérer les gens qui ne savent pas chanter de loin. C’est exceptionnel d’être là. J’adore ce lieu.
Le stand-up à l’opéra
Léa Salamé : Faire du stand-up à l’opéra, c’est quoi ? Le mélange des genres ?
Oui, mais c’est aussi un magnifique endroit de rencontre entre un art qui est jeune et un lieu empreint d’une culture incroyable. Cela fait dix ans que je fais ce métier, en commençant dans les caves avec des spectacles de stand-up. C’est une grande joie de pouvoir faire un spectacle dans cette salle magnifique. J’ai hâte, et j’aime tellement ce métier.
Un public varié
Léa Salamé : Vous avez commencé dans des petites caves, où il y avait parfois trois spectateurs, et maintenant c’est plein. Ce qui est très intéressant chez vous, c’est que vous ramenez les jeunes, vous parlez à une génération, vous brisez beaucoup de tabous. Vous êtes fier de rassembler dans une France un peu fracturée ?
C’est exceptionnel. Ce que j’aime le plus dans ce métier, c’est que le stand-up est un art où plus on est personnel, plus on devient universel. Je me souviens d’une femme de 87 ans qui est venue voir mon premier spectacle et m’a dit : « J’ai jamais entendu quelqu’un parler de ma vie comme ça. » Cela montre que même si on vient de générations différentes, il y a des résonances qui se créent.
Un passé d’angoisse
Léa Salamé : Vous dites : « J’ai toujours été vieux », c’est votre expression.
Oui, j’ai toujours été un vieux monsieur. Mes parents m’ont souvent dit que j’effrayais ma mère quand j’étais petit. J’étais obsédé par les informations à 7 ans. J’ai même fait six ans d’accordéon ! J’étais un enfant un peu étrange.
Des angoisses persistantes
Léa Salamé : Et c’est vrai que vous alliez vérifier que vos parents respiraient pendant leur sommeil ?
Oui, c’était par angoisse de la mort. Mes parents m’ont même emmené chez un psy à cause de ça. Je pense que je les ai un peu privés de leur intimité !
Léa Salamé : Vous êtes aussi un jeune adulte angoissé, vous avez brisé le tabou de la santé mentale.
Oui, j’ai parlé de ma dépression grave dans mes livres. La dernière fois, je disais que « la vie, c’est 12 sur 20 ». Actuellement, je dirais que je suis à 14 ou 16.
Aperçu de la vie
La vie est faite de petits pas. Il y a des moments difficiles, mais aussi de belles choses. 12 sur 20, c’est peut-être pas mal finalement.
Conclusion
Le spectacle Entre les deux à l’Opéra Garnier s’est vendu en quelques secondes, et il continuera en tournée cet été à travers la France. Merci, Panayotis Pascot, d’avoir été avec nous.
Merci de m’avoir invité.
