Comme depuis deux siècles, les universités d’Oxford et de Cambridge se sont une nouvelle fois affrontées en aviron sur la Tamise devant des dizaines de milliers de spectateurs, samedi 4 avril 2026. Cette tradition britannique a, cette année, la particularité d’avoir deux capitaines d’équipe tricolores.
La Boat Race : Un événement attendu au printemps
C’est la compétition qu’attend chaque année tout le Royaume-Uni : la Boat Race. Cette course d’aviron oppose depuis presque deux siècles sur la Tamise les universités de Cambridge, en vert, et d’Oxford, en bleu. Pour la première fois de l’histoire, les présidents et capitaines des bateaux sont des Français : Noam Mouelle pour Cambridge, et Tobias Bernard pour Oxford. « Des Français sur un bateau ? C’est non, ça ne devrait même pas être autorisé », déclare un jeune homme. Un autre ajoute : « C’est super qu’il y ait des gens qui viennent de tous les pays. »
Un duel franco-français sur la Tamise
La Boat Race représente l’histoire d’une rivalité entre les deux plus prestigieuses universités britanniques, qui, durant le temps d’une course, devient un duel franco-français. En plus d’être le capitaine de son équipe, Tobias Bernard est également le barreur d’Oxford, celui qui dirige le bateau. Mener Oxford dans la Boat Race est un honneur que le jeune étudiant en chimie, sélectionné parmi des dizaines d’élèves, n’aurait jamais imaginé vivre. « Quand on m’a sélectionné pour cette course, c’était vraiment incroyable pour moi, j’étais super content », confie-t-il.
Des mois de sacrifice et d’entraînement intensif
Cette immense fierté s’accompagne de mois de sacrifices pour les deux Français. À Cambridge, Noam Mouelle s’entraîne 12 fois par semaine, passant des heures à répéter avec ses coéquipiers ses gammes de rameur. « C’est le même rythme que quand on est sur l’eau. On est sur le rameur trois fois par semaine. Et le reste de la semaine, on est sur l’eau en bateau », explique-t-il. Mener une vie de sportif de haut niveau n’est pas toujours simple à concilier avec des études poussées. « Je fais une thèse en physique et des fois, c’est dur. J’arrive au travail et je suis déjà fatigué », admet-il.
Un défi contre la montre
Cette année universitaire à un rythme effréné est dédiée à une course de moins de 20 minutes, où les compétiteurs luttent contre le bateau adverse et le courant. Au final, Cambridge et Noam Mouelle s’imposent, laissant Oxford et Tobias Bernard inconsolables. « Ça montre que le défi qu’on doit accomplir l’année prochaine est énorme. Mais je suis aussi très fier de mon équipe », reconnaît-il. Noam Mouelle a déjà rejoint le podium des vainqueurs, marquant ainsi la 89e victoire de Cambridge dans l’histoire de la Boat Race, une course placée en 2026 sous pavillon français.
