Leïla Shahid, une diplomate emblématique, est décrite par l’ancien ministre des Affaires étrangères, Hubert Védrine, comme « le symbole de ce qu’il y avait avant, une époque de grande espérance ».
Ce commentaire, fait lors d’une interview sur France Inter, souligne son impact et son rôle durant une période charnière.
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“C’était à la fois une personnalité exceptionnelle, chaleureuse, sympathique, très positive”, confie Hubert Védrine à propos de Leïla Shahid, décédée à 76 ans.
L’ancien ministre des Affaires étrangères, qui a bien connu la diplomate, souligne que la représentante de l’Autorité palestinienne en France, de 1994 à 2005, avait “vraiment une vision de l’avenir de coexistence intelligente israélo-palestinienne.”
Le grand combat de Leïla Shahid aura été la reconnaissance de l’État de Palestine. Hubert Védrine confirme cette conviction : “Je ne crois pas qu’elle ait jamais abandonné l’idée de la solution à deux États.”
Il rappelle qu’il y a eu “une longue période en Israël où plusieurs dirigeants – plus ou moins durs, plus ou moins arrangeants – voulaient une solution à deux États.”
Une situation qui a évolué aujourd’hui vers une “situation effrayante dans laquelle les extrêmes ont polarisé le combat.”
Pour Hubert Védrine, Leïla Shahid est donc “le symbole de ce qu’il y avait avant, une époque de grande espérance.”
