Les pourparlers entre l’Iran et les États-Unis, initialement axés sur le nucléaire iranien, suscitent une attention particulière au milieu de tensions croissantes. Les autorités américaines exigent des concessions supplémentaires de Téhéran, tandis que Donald Trump avertit la République islamique de conséquences « traumatisantes » en cas d’absence d’accord.
Publié le 17/02/2026 à 09:58
Temps de lecture : 4 min
Genève au cœur des négociations
Alors que des discussions ont lieu entre Moscou, Kiev et Washington concernant l’Ukraine, les États-Unis et l’Iran s’engagent dans une nouvelle série de pourparlers, le mardi 17 février en Suisse. Ces dialogues, qui suivent des échanges initialement tenus le 6 février à Oman, portent toujours sur le programme nucléaire iranien. Cette initiative intervient à la suite d’une montée des tensions, exacerbées par des frappes américaines sur les installations nucléaires iraniennes en juin dernier et la répression violente des manifestations en Iran en janvier.
« Nous pouvons prudemment conclure que la position américaine sur la question nucléaire iranienne est devenue plus réaliste », a affirmé le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères avant l’ouverture des négociations à Genève. Cependant, un désaccord subsiste quant aux thèmes de ces discussions : Téhéran se concentre exclusivement sur son programme nucléaire, tandis que les États-Unis, soutenus par Israël, revendiquent des limitations sur le programme de missiles balistiques de l’Iran et un cessez-le-feu de son soutien aux groupes armés régionaux. Téhéran a déclaré être ouvert à un compromis sur son stock d’uranium hautement enrichi, estimé à plus de 400 kg, en échange de la levée des sanctions infligées à son économie.
Les puissances occidentales et Israël, considérés comme la seule puissance nucléaire au Moyen-Orient, soupçonnent l’Iran de chercher à acquérir l’arme nucléaire, un souhait que Téhéran dément vigoureusement. Avant la guerre de 12 jours en juin 2025, la République islamique enrichissait son uranium à 60 %, un niveau proche des 90 % requis pour la fabrication d’une bombe atomique. L’Iran insiste sur son « droit inaliénable » à développer un programme nucléaire civil, conformément aux traités internationaux, notamment le Traité de non-prolifération (TNP), dont il est signataire.
Menaces et pressions avant les négociations
En amont des pourparlers, Donald Trump a intensifié la pression sur Téhéran en se disant prêt
FONTE
