Publiée le , cet article explore la vie de Fred Fugen, un pionnier de la chute libre en France, surnommé « l’homme volant ».
À plus de 200 km/h, il a survolé des lieux emblématiques comme les pyramides de Gizeh et le Mont-Blanc, équipés de son wingsuit. Fugen a également volé aux côtés de la patrouille de France, repoussant toujours les limites du possible.
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Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Un saut dans les Alpes suisses
Au cœur des Alpes suisses, des vacanciers se retrouvent à 1.800 mètres d’altitude. Sans appareil photo ni sandwich dans leur sac, ils s’apprêtent à sauter d’une falaise.
Après ce saut vertigineux, la combinaison de wingsuit de Frédéric Fugen se gonfle, et il enchaîne les figures dans une chute de 800 mètres. Le vol, avant le déploiement de son parachute, ne durera pas plus d’une minute.
Avec plus de 3.000 sauts à son actif, Frédéric Fugen est devenu une légende du wingsuit. Dès son jeune âge, il suit ses parents passionnés de parachutisme.
À seulement 9 ans, il effectue son premier saut en parachute. À 20 ans, il découvre le wingsuit et transforme le ciel en son terrain de jeu. Que ce soit dans les Alpes ou au-dessus des pyramides, il maîtrise le vent pour réaliser des exploits incroyables, y compris des manœuvres à 130 km/h à l’intérieur d’un avion en plein vol.
Sa combinaison de wingsuit mesure 1,60 m d’envergure et est conçue en nylon, sans moteur, lui permettant d’atteindre des vitesses de 300 km/h, parfois à ras du sol.
« Quand on se rapproche du sol, on veut toujours garder de la vitesse pour pouvoir s’élever à nouveau si besoin« , explique Frédéric Fugen.
Un hommage à l’ami perdu
Derrière ses exploits se cache un entraînement acharné. À 46 ans, ce Haut-savoyard consacre des heures au gainage, à la musculation et à un entraînement insolite en soufflerie pour rester en contrôle et éviter les accidents.
Mais cette passion a un coût. Frédéric porte un hommage sur son casque : la photo de son ami Vincent, disparu il y a six ans.
« Ça représente beaucoup de choses, on est tous les deux au centre et puis autour, il y a tous les athlètes avec qui on a partagé des moments« , confie-t-il.
Pendant plus de 20 ans, Fugen et Vincent ont partagé des projets audacieux, dont un vol collectif avec la patrouille de France. Malheureusement, trois ans plus tard, Vincent a été victime d’un accident mortel lors d’un entraînement.
Frédéric pense à lui chaque jour. « Notre amitié et notre passion pour le vol était profonde, il sera toujours avec moi jusqu’à la fin de ma vie« , révèle-t-il.
Ensemble, ils avaient fait la promesse de voler toujours plus haut pour admirer le monde du ciel.
