« Nous sommes au seuil d’un accord commercial historique », a déclaré cette semaine Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne.
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Un Nouveau Traité de Libre-Échange ?
António Costa, le président du Conseil européen, est arrivé dimanche 25 janvier en Inde, alors que les deux mastodontes économiques cherchent à conclure un accord de libre-échange, couronnant près de deux décennies de négociations. Il s’est joint à Ursula von der Leyen, invitée d’honneur des célébrations de la Fête de la République à New Delhi. Un sommet UE-Inde est prévu mardi, où ils espèrent sceller un accord qualifié de « mère de tous les accords ».
Le Contexte Économique
L’Inde, le pays le plus peuplé au monde, est en passe de devenir la quatrième économie mondiale cette année, selon les projections du Fonds monétaire international. Tandis que l’UE y voit un marché clé pour l’avenir, New Delhi considère Bruxelles comme une source essentielle de technologies et d’investissements nécessaires pour moderniser ses infrastructures et créer des millions de nouveaux emplois.
Données Commerciales Prometteuses
Ursula von der Leyen a souligné que « nous sommes au seuil d’un accord commercial historique ». Le commerce bilatéral de biens a atteint 120 milliards d’euros en 2024, en hausse de près de 90 % par rapport à la dernière décennie, avec 60 milliards d’euros supplémentaires pour les services. Cet accord constituerait une victoire majeure pour Bruxelles et New Delhi, qui cherchent toutes deux à ouvrir de nouveaux marchés face aux droits de douane américains et aux contrôles à l’exportation chinois.
Points de Blocage
Les négociations sont cependant toujours en cours, avec des discussions centrées sur quelques points de blocage. Parmi ceux-ci figurent l’impact de la taxe carbone aux frontières de l’UE pour les importations d’acier, ainsi que les normes de sécurité et de qualité dans les secteurs pharmaceutique et automobile. L’Inde a tenté ces dernières années de réduire sa dépendance envers la Russie pour les équipements militaires clés, en diversifiant ses importations et en renforçant sa base industrielle nationale. L’Europe mène une approche similaire face aux États-Unis.
