Le gouvernement américain a annoncé, jeudi 15 janvier, des sanctions économiques à l’encontre de plusieurs responsables sécuritaires iraniens accusés de coordonner la répression des manifestations dans le pays. Parmi les individus visés se trouvent le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale de l’Iran, Ali Larijani, ainsi que d’autres responsables régionaux, selon un communiqué du ministère américain des Finances.
Ce qu’il faut savoir
Ces sanctions s’inscrivent dans un contexte où les tensions entre l’Iran et l’Occident sont exacerbées par des événements récents. Un citoyen canadien est mort en Iran, une situation que la ministre des Affaires étrangères, Anita Anand, a attribuée aux autorités iraniennes, qui auraient réprimé violemment le mouvement de contestation populaire. Elle a déclaré que Téhéran avait « méprisé de manière flagrante la vie humaine ».
• La Turquie appelle au « dialogue » avec les États-Unis. Alors qu’Ankara tente de jouer un rôle de médiateur pour éviter une escalade des violences en Iran, le ministre des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a affirmé : « Nous poursuivrons nos efforts diplomatiques. Nous espérons que les États-Unis et l’Iran régleront cette question entre eux ».
• Une des figures de l’opposition obtient un sursis. L’Iran a démenti que Erfan Soltani, arrêté samedi lors des manifestations, puisse être exécuté. Selon le pouvoir judiciaire iranien, le jeune homme a été inculpé de rassemblement et de complot contre la sécurité intérieure du pays, ainsi que d’activités de propagande contre le régime. Cependant, il a été précisé que « la peine prévue par la loi sera l’emprisonnement, car la peine de mort n’existe pas pour une telle accusation ».
