Le Grinch, un pétrolier intercepté jeudi matin dans les eaux internationales entre l’Espagne et l’Afrique du Nord, est attendu dans la journée au terminal de Fos. Soupçonné d’appartenir à la flotte fantôme russe, le navire naviguait dans les eaux internationales de la mer d’Alboran.
Détails de l’interception
Intercepté par la Marine nationale en Méditerranée, Le Grinch doit arriver ce samedi 24 janvier au port de Marseille-Fos, au terminal pétrolier situé à Fos-sur-Mer, selon l’AFP. Ce bâtiment est « sous sanctions internationales et suspecté d’arborer un faux pavillon ». À la suite de cet arraisonnement, le parquet de Marseille a ouvert une enquête préliminaire du chef de défaut de pavillon.
Conséquences de l’arraisonnement
Comme le prévoit le droit maritime, l’équipage a été soumis à une mesure de restriction ou de privation de liberté permettant de faire la transition entre l’arraisonnement et la remise aux autorités françaises, selon une source judiciaire. Par la suite, le parquet procédera, avec les enquêteurs de la gendarmerie maritime, à un certain nombre de vérifications.
Avis du président ukrainien
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a salué l’arraisonnement de Le Grinch. Il a déclaré sur X : « Merci à la France. C’est exactement le type de détermination nécessaire pour faire en sorte que le pétrole russe ne finance plus la guerre de la Russie ».
Thank you, France! Thank you, @EmmanuelMacron! This is exactly the kind of resolve needed to ensure that Russian oil no longer finances Russia’s war. Russian tankers operating near European shores must be stopped. Sanctions against the entire infrastructure of the shadow fleet… https://t.co/6t0DbJ9xS1
Opérations précédentes
Cette opération est la deuxième effectuée par la France après l’interception du Boracay. Ce dernier, qui figure lui aussi sur la liste des navires sanctionnés par l’Union européenne, avait été arraisonné fin septembre par les commandos marine français en Atlantique et détourné vers le port de Saint-Nazaire. Actuellement, environ 598 navires soupçonnés de faire partie de la « flotte fantôme » font l’objet de sanctions de l’Union européenne.
