Jusqu’au 17 mai, près de 400 marins de 35 nationalités différentes participent aux mondiaux de voile olympique dans la baie de Quiberon, en Bretagne. L’occasion pour l’équipe de France de se mettre en évidence devant son public en attendant les Jeux olympiques de 2028.
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Ce sont les seuls championnats du monde qui ont lieu cette année en France dans un sport olympique. Le sublime site de la baie de Quiberon, en Bretagne, accueille jusqu’au dimanche 17 mai les Mondiaux de voile, 200 bateaux sur l’eau, presque 400 marins de 35 nationalités. Un spectacle que l’on peut aussi apprécier depuis la terre. À deux ans des Jeux olympiques de Los Angeles, c’est une opportunité unique pour les Français de se mettre en évidence devant leur public.
Les Jeux olympiques en 2024 sur le site de Marseille et maintenant des championnats du monde en Bretagne. Pour Tim Mourniac, 5e aux JO et qui habite à quelques minutes de la baie de Quiberon, c’est unique dans une vie de sportif. « C’est un privilège, on fait partie d’une génération très chanceuse, » reconnaît le navigateur qui court en Nacra 17, un petit catamaran volant. « Potentiellement, on le verra qu’une fois dans une vie. Un championnat du monde de voile olympique, c’est toujours un événement exceptionnel et pour moi, c’était d’autant plus important que c’est à trois minutes de chez moi. »
La baie de Quiberon est un superbe écrin pour des championnats du monde, que la France n’a plus accueillis depuis treize ans, alors qu’elle avait postulé pour les Jeux de Paris. « La baie de Quiberon est l’une des plus belles baies du monde, c’est surtout un plan d’eau très varié et sur lequel on peut placer plusieurs zones de course, » explique Alain Champy, l’organisateur de la compétition.
Des courses pour des médailles mais aussi pour marquer les esprits à deux ans des JO à Los Angeles. « C’est finalement assez court, » estime Emile Amoros, qui navigue sur un dériveur 49er. « Actuellement, on est numéro deux français, il faut faire vraiment un très bon résultat à Quiberon pour être dans la course à la sélection. » Une course contre la montre, déjà, pour l’équipe de France qui partira en stage cet été sur le site de compétition aux États-Unis. Jusqu’à samedi, place aux courses de qualifications avant les finales pour les podiums, dimanche.
