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En dépit de la trêve de quinze jours conclue entre Washington et Téhéran, Israël a mené mercredi des attaques d’une violence inédite depuis le 2 mars au Liban.
Ce qu’il faut savoir
Le Hezbollah a annoncé le jeudi 9 avril avoir lancé des roquettes sur Israël, en réaction à la « violation du cessez-le-feu ». Estimant avoir respecté cet accord, le mouvement libanais pro-iranien a déclaré avoir « ciblé la zone de Manara [juste de l’autre côté de la frontière avec Israël] avec un barrage de roquettes à 2h30 jeudi » heure locale. Le Hezbollah n’avait plus revendiqué d’attaques contre Israël depuis l’annonce, dans la nuit de mardi à mercredi, d’une trêve de deux semaines entre les États-Unis et l’Iran, après 39 jours de conflit.
Les conséquences des frappes israéliennes
Selon les bilans, les frappes israéliennes au Liban ont causé 182 morts et 890 blessés, selon un bilan provisoire du ministère libanais de la Santé. En réponse à cette situation, le Premier ministre Nawaf Salam a décrété une journée de deuil national jeudi et souhaite mobiliser toutes les ressources politiques et diplomatiques du Liban pour arrêter « la machine à tuer israélienne ». L’ONU a averti que ces frappes représentent un « grave danger » pour le cessez-le-feu de deux semaines entre les États-Unis et l’Iran.
Pérennité de la présence militaire américaine
Le président américain Donald Trump a indiqué que l’armée américaine resterait déployée à proximité de l’Iran jusqu’à la conclusion d’un « réel accord ». Il a précisé que « tous les navires, avions et personnel militaire, avec des munitions et des armes supplémentaires, resteront en place dans et autour de l’Iran jusqu’à ce que le RÉEL ACCORD conclu soit pleinement respecté », menaçant que, dans le cas contraire, cela « tirera plus fort que ce que personne n’a jamais vu ».
Pression sur l’Iran par les États-Unis
Le vice-président américain J.D. Vance, qui doit conduire une délégation au Pakistan pour des discussions avec l’Iran, a jugé qu’il appartenait aux dirigeants iraniens de décider si la trêve devait échouer à cause du Liban. « Si l’Iran veut que cette négociation capote à cause d’un conflit dans lequel ils se font étriller au Liban, qui n’a rien à voir avec eux, et dont les États-Unis n’ont jamais dit qu’il faisait partie du cessez-le-feu, c’est leur choix », a-t-il déclaré à la fin d’une visite en Hongrie.
