Alors que le directeur délégué du Festival, Thierry Frémaux, doit présenter la Sélection officielle jeudi, on peut avancer sans risque de se tromper qu’il va y avoir de la star au mètre carré sur le tapis rouge.
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On connaît la chanson. Assis aux côtés d’Iris Knobloch, présidente du Festival de Cannes, Thierry Frémaux, le directeur délégué de l’institution, va égrener le nom des films et des réalisateurs retenus en Sélection officielle et hors compétition pour les dix jours les plus scrutés du cinéma mondial, du 12 au 23 mai sur la Croisette.
Les noms de l’Espagnol Pedro Almodovar ou du Roumain Cristian Mungiu, qui ont leur rond de serviette au palais des Festivals, circulent. Le nouveau film d’extraterrestres de Steven Spielberg, Disclosure Day, est espéré, sans trop y croire. Un murmure entoure la présence du premier volet de la saga De Gaulle… mais rien n’est encore annoncé. En attendant, concentrons-nous sur ce qu’on sait déjà de l’événement.
Le réalisateur sud-coréen Park Chan-wook présidera un jury encore mystérieux
Le cinéaste sud-coréen est un habitué de la Croisette, où il a présenté avec succès Old Boy (Grand prix en 2004), Decision to Leave (prix de la mise en scène en 2022) et avec moins de succès Mademoiselle, reparti bredouille en 2016. Le réalisateur sera à la tête d’un aréopage hétéroclite, dans la grande tradition des jurys cannois sous l’ère Frémaux.
Le directeur délégué du festival s’est montré particulièrement sibyllin quand le magazine américain Variety l’a cuisiné sur la question : « La composition du jury obéit à plusieurs règles : la parité, d’abord, avec quatre femmes et quatre hommes pour accompagner le président. Ensuite, la répartition géographique, afin qu’on y voie là aussi le reflet de nos convictions universalistes. Enfin, qu’il compte dans ses rangs d’autres professions du cinéma que comédiens et réalisateurs. » On en saura plus mi-avril, quand la dernière main sera apportée au casting.
Eye Haïdara, une maîtresse de cérémonie qui a le sens de la fête
C’est dans Le Sens de la fête du duo Olivier Nakache-Eric Toledano que la comédienne Eye Haïdara s’est fait connaître du grand public, en 2017. La comédienne, qu’on a aussi vue dans des polars comme Mata, des drames comme le récent La Maison des femmes, ou encore la série En thérapie, aura la lourde tâche de succéder au comédien Laurent Laffite, qui a de l’avis général excellé dans l’exercice en 2025. « C’est une salle difficile, confiait-il à franceinfo. Des gens très différents, de pays différents qui ne réagissent pas forcément aux mêmes choses. Il ne faut pas y aller pour faire un one-man-show [mais] pour parler de l’événement et le valoriser. »
Le film d’ouverture sera (encore) français
Echaudées par des retours mitigés, du Da Vinci Code à Moulin Rouge, les grosses machines américaines ne veulent plus essuyer les plâtres de la première projection en majesté, le soir de la cérémonie d’ouverture. C’est donc un film français qui s’y colle, pour la sixième fois de suite.
L’heureux élu est La Vénus électrique, de Pierre Salvadori, avec Anaïs Demoustier, Gilles Lellouche, Vimala Pons et Gustave Kervern en haut de l’affiche. Le film raconte l’histoire d’un peintre désargenté des Années folles qui tombe amoureux d’une saltimbanque en cherchant à communiquer avec sa défunte femme, par l’intermédiaire d’un médium.
Après Leos Carax, Michel Hazanavicius, Maïwenn, Quentin Dupieux et Amélie Bonnin, sixième ouverture française consécutive à Cannes avec le nouveau Pierre Salvadori, La Vénus électrique. Il faut remonter à 2019 et The Dead Don’t Die pour trouver un cinéaste non-français. pic.twitter.com/hLLEqF8avC
Pour l’occasion, la sortie du long-métrage a été avancée du 30 septembre au 12 mai, car la règle du Festival est intangible : le film d’ouverture doit sortir en salle le jour du début de la quinzaine cannoise.
Peter Jackson et Barbra Streisand en vedettes américaines pour une Palme d’honneur
Si on ne verra pas Tom Cruise (parti faire du film d’auteur chez Alejandro Iñárritu) pas plus que Christopher Nolan et sa très attendue Odyssée (leurs films n’étant pas terminés, comme l’a confié Thierry Frémaux à Variety), Cannes continue à célébrer le cinéma hollywoodien. Le réalisateur néo-zélandais Peter Jackson, artisan de la trilogie du Seigneur des anneaux (dont les premières minutes avaient été projetées à Cannes, il y a un quart de siècle), recevra une Palme d’honneur dès la cérémonie d’ouverture, le 12 mai. Celui qui a ensuite enchaîné avec la trilogie du Hobbit n’a pourtant plus réalisé de film de cinéma depuis plus d’une décennie, se consacrant à des documentaires, dont le remarqué Get Back
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