La Rémoise avait échoué à la deuxième place du « Ronde » l’an dernier. Cette saison, elle a choisi de participer à moins de courses pour mieux se préparer à cet objectif. Publié le 05/04/2026 à 06h30, cet article met en lumière son parcours et ses ambitions.
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Ambitions élevées pour Pauline Ferrand-Prévot
Elle coche les cases une à une. Après son double triomphe sur Paris-Roubaix et le Tour de France l’an passé, après le titre olympique en VTT à domicile en 2024, le palmarès de Pauline Ferrand-Prévot n’a déjà plus beaucoup de carences. Parmi elles, deux Monuments que la Française veut remporter dès cette année : Liège-Bastogne-Liège, qu’elle disputera après un stage de préparation en altitude mi-avril, et le Tour des Flandres, dont elle prendra le départ pour la neuvième fois, dimanche 5 avril.
Pour gagner sur ces nouveaux terrains, Pauline Ferrand-Prévot a considérablement allégé son programme. Pas de Tour des Émirats arabes unis, pour reprendre en douceur en février, ni de détour italien par le Trofeo Alfredo Binda et Milan-San Remo en mars, pas même de tentative de doublé sur Paris-Roubaix entre les deux Monuments belges.
« Je me suis rendu compte que je n’aimais pas forcément courir, mais j’aime gagner », expliquait-elle avant la saison, lors d’un point presse organisé en marge d’un stage de son équipe à La Nucia (Espagne). Il a fallu trouver un compromis entre les deux, qui consiste à s’aligner sur des grandes courses pour les gagner. Je ne trouve pas de motivation à faire des plus petites courses. »
Après une véritable respiration, en partie forcée par une opération de la cheville avant l’hiver, puis un stage en altitude à Tenerife, elle a raté sa reprise sur les Strade Bianche, plombée par un ennui mécanique puis une erreur de parcours. Elle débarque donc revancharde en Belgique, sur un parcours qui correspond à ses qualités d’explosivité et d’adresse développées en VTT, même si elle confiait, début mars, aborder cette saison « en tant que cycliste sur route », alors qu’elle avait « encore le sentiment d’être vététiste » l’an passé.
« C’est la course où il y a le plus de changements de rythme, cela vous demande de la puissance mais aussi beaucoup de technique », décrypte, auprès de Franceinfo : sport, Audrey Cordon-Ragot, ancienne coureuse qui a pris 14 fois le départ du plus ancien des Monuments du calendrier féminin.
