Des chaînes de restaurants et fast-foods japonais appliquent une taxe nocturne de 7 à 10 % après 22 heures, en raison de la pénurie de main-d’œuvre et de la hausse des salaires dans la restauration.
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Une taxe nocturne en pleine expansion
Au Japon, un phénomène est en train de se répandre rapidement dans tout le pays. De plus en plus d’établissements annoncent qu’ils sont obligés d’instaurer une sorte de taxe nocturne sur tous leurs prix à partir de 22 heures. Cette surcharge, pouvant aller de 7 % à 10 %, s’applique à l’ensemble des plats et des boissons de la carte.
Il ne s’agit pas d’une décision du gouvernement, mais bien d’une initiative des géants de la restauration. Ces taxes sont particulièrement présentes dans les cafétérias et les chaînes de fast-food du pays, qui ouvrent généralement jusqu’à tard dans la nuit.
Exemples d’établissements concernés
Ce ne sont pas des chaînes de hamburgers, mais des restaurants qui proposent des plats simples et habituellement bon marché, comme Matsuya ou Sukiya, spécialisés dans le gyūdon, ces bols de riz recouverts de fines lamelles de bœuf. C’est aussi le cas, par exemple, des restaurants de poissons crus de la chaîne Hama Sushi. Son opérateur vient, d’ailleurs, d’annoncer qu’il allait imposer cette taxe de nuit à partir de lundi 2 mars 2026.
Pénurie de main-d’œuvre
Les chaînes en question possèdent chacune des centaines de restaurants à travers le pays. Elles ont donc besoin de dizaines de milliers d’employés pour fonctionner, mais elles ne trouvent plus suffisamment de travailleurs. Faute de naissances depuis des décennies, le Japon manque de bras pour faire tourner certaines industries.
Cette pénurie se ressent particulièrement dans la restauration. Pour tenter d’attirer des jeunes, les chaînes ont augmenté les salaires horaires de 20 %. À Tokyo, un employé de fast-food peut désormais gagner 7,50 € de l’heure.
Conséquences sur le secteur de la restauration
Toutefois, cette augmentation s’ajoute, en soirée, à la majoration légale pour le travail de nuit : partout, la paye est supérieure de 25 % après 22 heures. Cette double surcharge devient intenable pour de nombreux restaurants, qui réalisent de petites marges. D’où l’instauration de ces taxes de nuit pour les clients souhaitant manger tard.
Ces pénuries de main-d’œuvre ont, par ailleurs, d’autres conséquences dans le secteur de la restauration : plusieurs chaînes ont préféré jeter l’éponge. Elles ont arrêté le service 24h/24, particulièrement courant auparavant à Tokyo ou à Osaka. Aujourd’hui, elles ferment avant minuit et ne rouvrent que vers 7h ou 8h du matin.
