La députée du Rassemblement national, Lisette Pollet, a annoncé, mardi 24 février 2026, le licenciement de l’un de ses assistants parlementaires, Vincent Claudin. Cela fait suite à des messages publiés sur les réseaux sociaux qui sont en contradiction avec les valeurs et la ligne de conduite qu’elle défend. « Cette séparation fait suite à la publication, sur ses réseaux sociaux personnels, de plusieurs messages dont le contenu est en contradiction avec les valeurs, les principes et la ligne de conduite que je défends », a-t-elle déclaré dans un communiqué diffusé sur la plateforme X dans la nuit de mardi à mercredi.
Dans ce même communiqué, elle a ajouté : « Je condamne fermement ces prises de position », précisant que ces « tweets » n’engageaient que leur auteur. Interrogé mercredi matin sur RTL, le député RN Jean-Philippe Tanguy a également évoqué des « contenus impardonnables » publiés sur « des comptes sous pseudonymes ».
Antécédents de Vincent Claudin
Selon Mediapart, Vincent Claudin a fait partie du groupuscule d’ultradroite Lyon populaire, qui a fait l’objet d’une procédure de dissolution. Le média d’investigation indique avoir exhumé « plus de 4.400 posts publiés sur X entre décembre 2021 et février 2026 par le Lyonnais, avec deux comptes anonymes successifs », sous les pseudonymes @PrimeDeRiviere et @JosephAntoine_. Ces messages véhiculent un discours de haine, affichant son admiration pour le Troisième Reich et son espoir de l’avènement d’un régime fasciste et eugéniste en France, ainsi qu’un rejet prononcé des Juifs, des personnes racisées et des homosexuels.
Participation à une marche controversée
Vincent Claudin a également pris part à une marche organisée en l’honneur de Quentin Deranque à Lyon le 21 février, durant laquelle des saluts nazis et des insultes racistes et homophobes ont été observés. Jean-Philippe Tanguy et Lisette Pollet ont tous deux affirmé que la participation de Claudin à cette marche n’avait pas de lien avec son licenciement. « Quentin, visiblement, était l’un de ses amis », a déclaré Jean-Philippe Tanguy, jugeant « normal » qu’il ait voulu « lui rendre hommage ». Le député a assuré qu’il n’existe « aucune connexion » entre le RN et les groupes d’ultradroite.
Ce licenciement et les déclarations qui l’accompagnent soulignent les tensions internes au sein du Rassemblement national et mettent en lumière les défis auxquels le parti fait face concernant l’association de certains de ses membres à des idées extrêmes.
