La guerre qui fait rage au Moyen-Orient continue de peser lourdement sur le portefeuille des Français. Selon une première estimation publiée par l’Insee, l’inflation s’établit à 2,4 % sur un an en mai. Cette hausse des prix à la consommation continue donc de s’accélérer, après avoir atteint 2,2 % en avril et 1,7 % en mars. Dopée par le conflit, cette inflation pourrait avoir des conséquences plus larges sur l’économie.

Alors que le conflit opposant l’Iran aux États-Unis et à Israël entre dans son quatrième mois, le blocus du détroit d’Ormuz, par où transitent en temps normal près de 20 % du commerce mondial de pétrole, a provoqué une flambée des prix du baril, qui se maintiennent à des niveaux élevés malgré les espoirs d’un cessez-le-feu imminent. Si cette situation perdure, les économistes mettent en garde contre une inflation qui, pour l’instant, reste essentiellement due à l’énergie, mais qui pourrait rapidement s’étendre à l’ensemble de l’économie.
En conséquence de cette hausse généralisée des prix, le Smic augmentera de 2,41 % à partir du lundi 1er juin, ce qui représentera un peu moins de 35 euros nets supplémentaires par mois. Le salaire minimum, revalorisé chaque 1er janvier, est automatiquement indexé sur l’inflation, vital pour garantir le pouvoir d’achat des ménages face à la hausse des prix.
