Ils sont déjà trois à avoir bénéficié d’une seconde chance, cette année, dans le tableau masculin. Le dernier en lice, le Néerlandais Jesper de Jong, s’est imposé lors de son premier tour, lundi, face à Stan Wawrinka.
Publié
Temps de lecture : 3 min
Des heures à attendre un coup de fil qui ne viendra peut-être jamais. C’est ce que vivent la plupart des meilleurs joueurs éliminés au dernier tour des qualifications, à Roland-Garros, dans l’espoir de devenir des « lucky-losers ». Comprenez par-là « perdants chanceux », ou « repêchés » dans le grand tableau.
Ils se comptent pour l’instant sur les doigts d’une main, cette année, porte d’Auteuil. Si le Hongkongais Coleman Wong (109e) et le Lituanien Vilius Gaubas (133e) se sont tous les deux inclinés au premier tour du tableau principal après leur repêchage, le Néerlandais Jesper de Jong (106e) a, de son côté, profité comme il se doit du forfait d’Arthur Fils en écartant le Suisse Stan Wawrinka en quatre manches (6-3, 3-6, 6-3, 6-4). « J’étais tête de série numéro 1 des qualifications, ce qui veut dire qu’à une place près, je rentrais dans le tableau principal. J’ai espéré y parvenir jusqu’au dernier moment, mais ce n’est pas passé. » Après le sentiment de frustration de l’avant-tournoi, c’est peu dire, donc, que ce statut de lucky-loser a été particulièrement réconfortant pour le natif d’Haarlem.
Qui Peut Devenir Lucky-Loser?
Mais qui peut prétendre profiter de ce système de repêchage ? Pour obtenir le précieux sésame en Grand Chelem, il faut d’abord « pointer » tous les matins auprès du juge-arbitre du tournoi, au plus tard trente minutes avant le début des matchs (donc à 10h30 à Roland-Garros). À partir de là, un tirage au sort est effectué parmi les quatre meilleurs classés qui ont été éliminés au dernier tour des qualifications, puis parmi les trois restants, puis parmi les deux, pour établir une hiérarchie en cas de forfait. S’il y a plus de trois forfaits, fini le tirage au sort : seul le classement mondial est pris en compte. Dernier obstacle : les « lucky-losers » peuvent être convoqués jusqu’à cinq minutes avant le début du match, quinze minutes chez les femmes.
Un protocole rempli d’incertitudes qui peut tendre les joueurs, qui n’ont pas d’autre choix que d’accepter leur non-maîtrise de la situation… ou presque, puisque Jesper de Jong a eu la lourde responsabilité d’effectuer lui-même le tirage au sort. « Je voulais me tirer en premier mais j’ai tiré Coleman [Wong], qui a été immédiatement repêché parce que [Sebastian] Korda venait de se retirer du tournoi. Après ça je tremblais, je suais… Et puis j’ai eu la chance de me tirer moi-même. Quand un autre joueur [Arthur Fils] s’est retiré, je suis rentré dans le tableau. »
Une Expérience Partic
FONTE
