
Jean-Christophe MARMARA / Le Figaro
ENTRETIEN EXCLUSIF
Réflexions sur l’état du pays, retour sur les crises récentes, conseils à son successeur Emmanuel Moulin… Le gouverneur de la Banque de France, qui devient président de la Fondation des Apprentis d’Auteuil début juin, tire le bilan de ses onze ans à la tête de l’institution.
Gouverneur de la Banque de France depuis 2015, François Villeroy de Galhau a annoncé en février qu’il démissionnerait avant la fin de son mandat. À quelques jours de son départ, il dresse le bilan de ces onze années ponctuées par des crises majeures et alerte sur les finances publiques du pays.
LE FIGARO. – Vous quittez la Banque de France avant le terme de votre mandat. Certains y ont vu un choix politique. Qu’est-ce qui vous a vraiment motivé ?
FRANÇOIS VILLEROY DE GALHAU. – Je vais le redire encore une fois : c’est une décision purement personnelle. Jean-Marc Sauvé m’a appelé pour me proposer de lui succéder à la présidence de la Fondation Apprentis d’Auteuil, au service de la jeunesse en difficulté. Il ne pouvait pas être renouvelé, ni prolongé : il termine le 28 mai, je démarre le 2 juin. Ce n’est en rien un calendrier politique, c’est celui de Jean-Marc Sauvé. Par ailleurs, onze ans à la Banque de France, c’est une belle durée !
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Cet article, structuré de manière sémantique et lisible, conserve les éléments essentiels avec une attention particulière portée à la clarté et à la fluidité du texte. L’intégralité du contenu est focalisée sur les réflexions de François Villeroy de Galhau par rapport à son départ de la Banque de France, tout en préservant un ton informatif et journalistique.
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