
DÉCRYPTAGE – Les déclarations de Maxime Saada à Cannes provoquent l’inquiétude d’une filière déjà fragilisée économiquement.
«C’est un sacré coup de pression sur le secteur, une façon de faire peur à ceux qui voudraient rejoindre le mouvement», confie un expert du cinéma. Les déclarations de Maxime Saada indiquant qu’il ne souhaitait pas que le groupe Canal+ continue à collaborer avec les signataires d’une pétition anti-Bolloré provoquent l’inquiétude d’une filière déjà fragilisée économiquement. «Je n’ai pas envie de travailler avec des gens qui me traitent de crypto-fasciste», a déclaré dimanche à Cannes le président du directoire de Canal+ en réaction à une tribune publiée le 11 mai dans Libération, signée par plus de 600 professionnels du monde du cinéma. En plein Festival de Cannes, la riposte de Maxime Saada a jeté un froid à tous les niveaux de la chaîne de fabrication du secteur. Pendant les projections, l’apparition à l’écran du logo de Canal+, premier financeur du cinéma français, a plusieurs fois été sifflée.
«C’est une façon de montrer qui est le patron en pleine…»
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