Certaines de ces plaintes avaient été classées sans suite mais vont être réexaminées. L’intéressé réfute toutes les accusations portées contre lui.
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Les procédures s’accumulent contre Patrick Bruel. Au moins treize plaintes visant le chanteur de 67 ans sont désormais dans les mains de la justice française. La majorité est concentrée au parquet de Nanterre (Hauts-de-Seine). La juridiction a en effet hérité de trois enquêtes initialement ouvertes à Paris pour des violences sexuelles dénoncées par des femmes en 1997 à Acapulco (Mexique), en 2000 à Monaco et en 2008 à Metz (Moselle). Les investigations sont confiées au premier district de la police judiciaire de la préfecture de Paris.
Le doyen des juges d’instruction de Nanterre a par ailleurs reçu, le 13 mai, une plainte avec constitution de partie civile déposée par deux femmes. Celles-ci faisaient partie d’une procédure classée sans suite en décembre 2020 par le parquet de Nanterre. Dans cette enquête, sept plaignantes accusaient l’artiste d’exhibition ou d’agression sexuelle dans le cadre de massages (entre 2008 et 2019) ainsi que de viols (en 2000 et 2010). Selon nos informations, le parquet de Nanterre va réexaminer l’ensemble de ces plaintes. Il va également réexaminer la plainte d’Ophélie Fajfer, qui accuse Patrick Bruel de viol en 2015, alors qu’elle n’avait que 19 ans, et qui avait été classée sans suite en 2022.
Le doyen des juges d’instruction de Paris a par ailleurs reçu une plainte avec constitution de partie civile de la journaliste Flavie Flament. Elle accuse Patrick Bruel de viol en 1991 alors qu’elle était âgée de 16 ans. Cette plainte reste pour le moment instruite à Paris. Ailleurs en France, une plainte est instruite à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) pour un viol en marge d’un festival de cinéma en octobre 2012.
Après s’être défendu par la voix de ses avocats, Patrick Bruel a pris la parole sur son compte Instagram, dimanche. « Jamais je n’ai forcé une femme, jamais je n’ai drogué, manipulé ou cherché à soumettre qui que ce soit, a-t-il écrit. Je ne me suis jamais servi de ma notoriété pour abuser de quiconque et obtenir des relations non consenties. »
