En 2025, le livret A a connu sa première décollecte (des retraits supérieurs aux dépôts) depuis dix ans, avec une perte de 2,1 milliards d’euros. Cela marque un tournant pour un produit d’épargne traditionnel qui, jusqu’ici, avait enregistré des flux entrants constants.

Le montant déposé sur les livrets d’épargne réglementée a plus que doublé depuis 2009, atteignant 313 milliards d’euros à l’époque. Selon le rapport annuel 2025 du Fonds d’épargne de la Caisse des dépôts, publié ce lundi, cette somme a grimpé pour devenir presque 700 milliards d’euros (699,1 milliards précisément) fin 2025.
Cet afflux incroyable de capitaux souligne une tendance de fond : les Français semblent plus enclins à placer leur épargne sur des produits à faible risque, malgré les incertitudes économiques. En effet, le livret A, les livrets de développement durable et solidaire (LDDS) ainsi que les livrets d’épargne populaire (LEP) continuent d’attirer des fonds de manière significative.
Ce magot qui ne cesse de grossir alerte néanmoins les économistes. La décollecte du livret A pourrait signaler un changement de comportement des épargnants, passant de la thésaurisation à une volonté de consommation, particulièrement dans un contexte de hausse des taux d’intérêt.
Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 87% à découvrir.
