Le gouvernement émirati a dénoncé dimanche « une escalade dangereuse, un acte d’agression inacceptable et une menace directe à la sécurité du pays ». Un incendie s’est déclaré après une frappe de drone près de la centrale nucléaire de Barakah, aux Émirats arabes unis, sans faire de blessés ni provoquer de hausse de la radioactivité, ont annoncé les autorités locales dimanche 17 mai. L’incident survient alors que des monarchies du Golfe accusent l’Iran d’avoir mené des frappes de drones sur leur territoire, malgré le cessez-le-feu annoncé le 8 avril et prolongé depuis.
Les systèmes de défense anti-aérienne ont détecté « trois drones qui étaient entrés par la frontière occidentale », dont deux ont été interceptés avec succès, tandis que l’autre « a frappé un générateur électrique » près du site, selon le ministère de la Défense émirati.
Les Émirats arabes unis ont dénoncé cette frappe de drone, qui « constitue une escalade dangereuse, un acte d’agression inacceptable et une menace directe à la sécurité du pays », a estimé le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué, affirmant qu' »aucune menace à la sécurité et à la souveraineté ne serait tolérée, qu’importe les circonstances ».
« L’Autorité fédérale de régulation nucléaire (FANR) a confirmé que l’incendie n’avait pas affecté la sûreté de la centrale ni la disponibilité de ses systèmes essentiels, et que toutes les unités fonctionnent normalement », a poursuivi cette source.
Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a exprimé sur X « sa profonde préoccupation », jugeant « inacceptable » toute activité militaire menaçant la sûreté nucléaire.
Publiée le 17 mai 2026 à 18h18
Mis à jour le 17 mai 2026 à 18h32
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