Le chercheur Jean Frayssinhes estime le PIB nocturne de la France à 278 milliards d’euros en 2023, soit près de 10 % du PIB total. À la suite de cette évaluation, la chaîne de salles de sport Basic-Fit a récemment commencé à ouvrir certains de ses sites toute la nuit. Cette évolution symbolise le glissement de l’activité en France vers un modèle presque 24 heures sur 24, principalement dans les grandes villes.

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« Pour les gens qui ont des rythmes décalés, il y a une vraie demande d’horaires élargis ». Antoine a la vingtaine et pratique du sport six fois par semaine. Sa salle habituelle ouvre de 6 h à 23 h. Ces horaires sont déjà extensibles, mais un acteur du marché a décidé d’aller encore plus loin : le mois dernier, la chaîne de salles de sport low-cost Basic-Fit a annoncé qu’elle allait ouvrir 200 de ses sites la nuit, sans aucun personnel, après avoir obtenu le feu vert des « autorités françaises », en commençant par 50 dès le mois de mai. L’enseigne estime que cette réorganisation pourrait générer « environ 10 millions d’euros d’économies de coûts annualisées ». Elle dit vouloir « répondre aux besoins de ses membres de jour comme de nuit », une « nouvelle étape dans sa volonté de rendre le sport accessible au plus grand nombre ». Cela souligne un glissement de la France vers un modèle d’activité presque 24 heures sur 24.
Un changement de paradigme
Dans les métropoles françaises, ce qu’il reste de nuit est souvent perçu comme un temps d’effondrement… Cependant, cette initiative s’inscrit dans une tendance plus large, où les horaires d’ouverture s’adaptent aux besoins croissants des citadins. Ce phénomène n’est pas seulement limité aux salles de sport : d’autres secteurs, comme la restauration et le commerce, commencent également à modifier leurs heures d’ouverture pour répondre à une clientèle toujours plus exigeante.
Dans ce contexte, l’ouverture nocturne des salles de sport illustre un changement significatif dans la manière dont les entreprises perçoivent et répondent aux attentes de leurs clients. Les jeunes urbanistes, à l’instar d’Antoine, souhaitent de plus en plus avoir accès à des infrastructures qui s’adaptent à leur mode de vie. Il devient donc essentiel pour les entreprises de repenser leurs horaires afin de ne pas se couper de cette clientèle potentiellement lucrative.
