Acculé par la fronde de ses alliés ultraorthodoxes, le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a devancé l’opposition en déposant un texte de dissolution du Parlement. Cette décision, annoncée le 13 mai 2026, ouvre la voie à des élections anticipées en Israël.
Publié le 13/05/2026 à 23:05 | Temps de lecture : 1 min
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Vers de nouvelles élections en Israël
La majorité soutenant le Premier ministre Benyamin Nétanyahou a déposé un projet de loi de dissolution du Parlement ouvrant la voie à des élections anticipées, a annoncé mercredi 13 mai, en soirée, le Likoud, le parti du chef du gouvernement. Le texte, signé par les chefs des six groupes parlementaires de la majorité, prévoit que des élections se tiennent « dans un délai minimum de 90 jours » après l’adoption de la loi. Selon des médias israéliens, le vote sur ce projet de dissolution pourrait intervenir dès le 20 mai. La législature actuelle s’achève le 27 octobre.
Tensions au sein de la coalition
Cette manœuvre intervient dans un contexte de forte tension au sein de la coalition. Depuis 24 heures, Nétanyahou était menacé d’une implosion de sa majorité : ses alliés ultraorthodoxes lui reprochaient de ne pas avoir tenu sa promesse de faire voter une loi exemptant de service militaire les jeunes hommes étudiant dans des yeshivot, les écoles talmudiques. Dans ce contexte, certains partis d’opposition avaient annoncé mardi leur intention de déposer un projet de loi de dissolution de la Knesset, mais Benyamin Nétanyahou a décidé de prendre la main sur le calendrier électoral.
