Le va-et-vient de propositions entre Washington et Téhéran pour mettre un terme de manière durable aux hostilités n’a débouché sur aucune percée depuis l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu le 8 avril. Le 10 mai, l’Iran a transmis sa réponse à la proposition américaine visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, par l’intermédiaire du Pakistan, selon le média d’État Irna. Cette réponse est centrée sur « la fin de la guerre et la sécurité maritime », a précisé l’agence de presse iranienne Isna, sans donner plus de détails. Ce retour était attendu depuis vendredi par Washington, qui n’a pas réagi dans l’immédiat.
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Le va-et-vient de propositions n’a pas débouché sur une avancée significative depuis le cessez-le-feu. Dans un entretien diffusé le 10 mai, le président américain Donald Trump a estimé que les Iraniens étaient « vaincus sur le plan militaire », tout en laissant entendre que l’armée américaine pourrait « rester sur place deux semaines supplémentaires et frapper toutes les cibles » identifiées, pour apporter une « touche finale ».
Alors que le Royaume-Uni et la France sont en première ligne pour créer une coalition internationale visant à sécuriser le détroit d’Ormuz, l’Iran a haussé le ton, avertissant qu’il répondrait de manière « décisive et immédiate » en cas de déploiement de navires français et britanniques. Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a déclaré que seule la République islamique d’Iran pouvait assurer la sécurité dans ce détroit et qu’elle n’autorisera aucun pays à s’ingérer.
Le président français Emmanuel Macron a répondu depuis Nairobi, au Kenya, que son pays n’avait « jamais envisagé » un « déploiement » militaire naval dans le détroit d’Ormuz, mais qu’une mission de sécurisation était envisagée « concertée avec l’Iran ».
Les tensions demeurent élevées dans ce détroit stratégique. Selon l’agence de sécurité maritime britannique UKMTO, un vraquier a signalé avoir été touché par un « projectile inconnu » au large de Doha, au Qatar, dimanche matin. Le Premier ministre qatari a déclaré que l’instrumentalisation de ce détroit stratégique ne ferait qu’« aggraver la crise » au Moyen-Orient, lors d’un entretien avec le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghchi.
