La finale de la 7e édition du concours d’éloquence du Paris Saint-Germain s’est déroulée jeudi 7 mai 2026 au Conseil constitutionnel. Cet événement met en lumière les talents cachés des jeunes footballeurs originating du centre de formation du PSG, leur permettant d’exprimer leurs idées sur une plateforme prestigieuse.
Publié | Temps de lecture : 3 min
/2026/05/08/69fda66332e81888218372.jpg)
Ce concours représente une merveilleuse opportunité pour ces jeunes sportifs de briser les stéréotypes autour de leurs compétences oratoires. Chaque année, des jeunes issus du centre de formation s’affrontent avec, pour seules armes, leurs mots et leurs arguments. Cette année, l’événement s’est tenu au Conseil constitutionnel, une première pour ces adolescents âgés de 15 et 16 ans, qui ont travaillé dur pour cette finale.
L’ambiance, presque festive, évoquait celle d’un stade. L’institution, peu habituée à recevoir des jeunes en survêtement, a accueilli les compétiteurs avec un mélange d’intimidation et de curiosité, notamment face aux discours du président Richard Ferrand. « Ce concours est un excellent moyen d’apprendre à défendre ses idées et à exprimer avec force, dans le respect des autres, les convictions que chacun porte », a déclaré Ferrand.
Les jeunes orateurs se confrontent sur les droits de l’enfant
Les participants étaient répartis en dix binômes, chacun ayant cinq minutes pour défendre une position sur le thème du jour : les droits de l’enfant. Les discours affichaient une belle profondeur : « Mesdames, Messieurs, protéger l’enfance, c’est protéger l’avenir. » D’autres citations comprenaient des phrases percutantes telles que : « Un enfant sans voix ne peut pas défendre ses droits » ou encore « Un enfant qui vit la guerre n’a pas le luxe de l’insouciance. »
« Nous sommes responsables du regard que nous portons sur les autres. »
Un participant au concours d’éloquence
À travers ces discours, les candidats ont démontré leur capacité à captiver un auditoire. Un participant, qui a choisi le thème « Naître au mauvais endroit, est-ce une faute ? », a partagé que cette cause lui tenait particulièrement à cœur. « Tout le monde a été très bon », a souligné Richard Ferrand à propos des performances des jeunes orateurs.
Un impact au-delà des mots
Plusieurs participants, tels que Vanessa, la grande sœur d’un concurrent de 15 ans, ont exprimé leur émotion. « J’ai failli verser une larme », a-t-elle confessé. Les jeunes orateurs, comme Nicolas, ont démontré que leur rêve de devenir footballeur n’était pas simplement lié au sport, mais à une capacité à fédérer et à inspirer.
« Ça m’a apporté le fait d’articuler quand je parle », a déclaré un jeune joueur, soulignant l’importance du concours non seulement pour la défende d’idées, mais aussi pour le développement de compétences personnelles.
/2026/05/08/69fdbb9d9c961230334373.jpg)
Le concours a également des implications pratiques pour ces futurs athlètes. « Lors des conférences de presse, je ressens beaucoup de confiance », a déclaré un participant. Cela montre que l’éloquence peut être une compétence cruciale pour les sportifs qui doivent interagir avec les médias.
Depuis sept ans, l’association Prométhée éducation collabore avec le PSG pour former ces jeunes à l’éloquence. Mohamed Slim, président de l’association, révèle que beaucoup de ces jeunes ne réalisent pas le potentiel qui est le leur. « Ils peuvent et doivent s’exprimer sur des sujets de société.», assure-t-il.
Le premier prix de cette 7e édition a été décerné au binôme Zélie et Arthur, pour leur prestation sur le thème « Peut-on parler de droit quand on n’a pas le choix ? ». Ils auront l’honneur de représenter leur centre lors de la grande finale nationale prévue au château de Versailles le 28 mai 2026.
