Avec des piscines publiques vieillissantes et plus de 1.400 noyades l’été dernier en France, en hausse de 14 % en un an, la Fédération des Professionnels de la Piscine (FPP) appelle notamment à utiliser les piscines privées pour des cours de natation.
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La FPP a décidé de promouvoir les bassins collectifs. D’ordinaire, elle s’occupe plutôt des piscines que l’on trouve au milieu des jardins. Toutefois, la fédération estime qu’il manque aujourd’hui en France 400 piscines publiques, qui sont généralement municipales.
« Le problème, c’est l’inégalité géographique », explique Laurent Azam, membre de la FPP et président de la toute nouvelle commission piscine publique. « Plus d’un tiers des collectivités n’ont pas de piscine et un tiers des collectivités ont uniquement une offre estivale. Donc on voit bien une grosse inégalité face à l’apprentissage de la natation. »
Le constat s’aggrave si l’on regarde l’état des piscines publiques déjà construites. La moitié de ces bassins ont plus de 38 ans, construites à la suite du « plan piscine » lancé dans les années 1970, et nécessitent des travaux de rénovation. La fédération a d’ailleurs listé toutes les solutions techniques disponibles pour les communes.
« L’eau et l’énergie représentent entre 25 et 30 % du fonctionnement annuel de ces piscines, » poursuit Laurent Azam. « Il faut réfléchir à des piscines plus vertueuses et plus économiques. Il existe de nombreuses innovations dans les systèmes de filtration et la récupération d’énergie, qui n’existaient pas au siècle dernier. »
Par ailleurs, il existe d’autres types de piscines collectives, comme les piscines privées, souvent sous-utilisées, dans des campings, des hôtels ou des résidences de tourisme thermales. L’idée serait d’ouvrir ces bassins à des cours de natation. « De plus en plus, les piscines sont couvertes, chauffées, on peut les utiliser tout au long de l’année pour l’apprentissage de la natation, » estime Stéphane Figueroa, présidente de la fédération.
« Cela ne sert pas que pour les piscines : cela sert pour les lacs, la mer, les rivières. Mais par contre, le plus facile pour apprendre, c’est dans une piscine. »
Stéphane Figueroa, présidente de la fédération des professionnels de la piscine
« Pour l’avoir organisé moi-même, c’est assez folklorique. Le faire dans ces établissements serait beaucoup plus facile. L’essentiel, c’est l’apprentissage de la natation. » ajoute Stéphane Figueroa. Savoir à un enfant à se retourner dans l’eau pour garder la tête hors de l’eau peut lui sauver la vie, surtout dans l’une des 3.700.000 piscines privées que compte le pays, soit 12 % de plus en seulement un trimestre. C’est une véritable performance en Europe, mais cela impose des règles de sécurité.
