Il était retourné chercher sa compagne dans le bar Le Constellation qui prenait feu. Brûlé sur près d’un tiers du corps, il avait « mis le foot de côté ». Aujourd’hui, il signe son premier contrat professionnel au FC Metz.
Le jeune footballeur Tahirys Dos Santos, victime de l’incendie à Crans-Montana, a « mis du temps » à s’en remettre mais « a toujours les mêmes rêves », confie-t-il lundi 4 mai sur France Inter. Grièvement brûlé le 1er janvier dernier dans le bar Le Constellation, en Suisse, il publiera jeudi Crans-Montana, une seconde pour renaître (Michel Lafon). À 19 ans, il vient de signer son premier contrat professionnel d’un an avec le FC Metz.
Brûlé sur 30 % du corps après être allé rechercher sa compagne dans le bar, Tahirys Dos Santos raconte aujourd’hui « encore quelques séquelles mais ça va mieux ». Celui qui refuse d’être qualifié de héros déclare : « Je sais que j’ai eu pas mal de chance par rapport aux autres. J’ai récupéré assez vite ». L’incendie a fait 41 morts et 115 blessés. Une enquête a été ouverte pour déterminer les responsabilités. Tahirys Dos Santos se dit en colère contre les gérants mais « laisse la justice faire les choses ».
De son côté, sa compagne doit encore se rendre à l’hôpital de jour, mais « ça s’améliore de jour en jour ». Dans son livre, Tahirys Dos Santos décrit leur relation et comment cet événement a renforcé leur couple : « On ne vit pas les choses de la même manière. Elle, je sais qu’elle a beaucoup besoin de parler de ça. Moi, je n’aime pas trop parler de ce qui est arrivé. Mais on s’entraide et ça nous a vraiment liés », explique le jeune homme.
« Vous avez conscience à ce moment-là que vous lui sauvez la vie ? » Tahirys Dos Santos, joueur du FC Metz grièvement brûlé dans l’incendie de Crans-Montana, revient sur le déroulement du drame du Constellation.
Après l’incendie, il ne pensait pas à retourner sur les terrains de sport, « je ne me suis pas trop posé la question, dans ma tête, j’ai mis le foot de côté parce que ce n’était pas le plus important », raconte-t-il. « Le plus important c’était de me rétablir, de savoir si mes amis allaient bien ». Mais à présent, il compte bien faire ses preuves balle au pied : « On a toujours les mêmes rêves », dit-il, espérant jouer au Saint-Symphorien, le stade de Metz, « très bientôt ».
