
Ken Cedeno / REUTERS
Décryptage
Dans sa onzième et dernière « lettre au président de la République », François Villeroy de Galhau estime que le pays « a en main dans ce monde fragmenté beaucoup des cartes de son destin économique ».
Au moment de mettre de l’ordre dans ses affaires, François Villeroy de Galhau ne peut que constater le chaos de ce monde. Mais même si l’économie nationale est une fois de plus secouée par un choc extérieur – pétrolier, cette fois-ci -, « on ne peut pas se limiter à aller de crise en crise », avertit le gouverneur de la Banque de France. Dans sa onzième et dernière lettre au président de la République, cette communication annuelle, tradition républicaine en usage depuis 1945, sonne comme un testament – même si son auteur soutient l’inverse, lui qui s’apprête à diriger la fondation des Apprentis d’Auteuil – et un legs au successeur d’Emmanuel Macron. Le président de la République doit bientôt se prononcer officiellement sur son choix de successeur : Emmanuel Moulin, secrétaire général de l’Élysée, tient la corde. Mais en attendant que la décision soit actée, à la condition d’avoir l’aval des commissions du Parlement, c’est au locataire…
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