À partir du « Jour de Libération des Actifs », les salariés français ont symboliquement fini de financer les pensions et la santé des retraités pour le reste de l’année. Cette année, il tombe le 4 mai.
Voilà un sujet qui risque d’animer quelques déjeuners dominicaux. L’économiste libéral Erwann Tison, directeur des études de l’Institut de l’Entreprise, et Maxime Sbaihi, du Club Landoy, ont calculé un indicateur qui se veut un « thermomètre mesurant concrètement l’ampleur et le coût de cette solidarité trop souvent abstraite pour les actifs d’aujourd’hui » : le « Jour de Libération des Actifs ».
Avant que les patates ne volent par-dessus le poulet rôti trop cuit pour servir d’arbitre à un énième débat intergénérationnel, prenons le temps de décortiquer la méthode. Les auteurs de l’article, publié sur le site du média libéral Les électrons libres, se saisissent d’un profil type du salarié au revenu médian. Ils additionnent ensuite les cotisations liées aux retraites (part salariale et patronale), et disent arriver à environ 29,5 % du salaire brut total. En ajoutant les dépenses de santé des personnes âgées, les auteurs arrivent à 37 % du salaire brut.

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