Dans ce courrier adressé à des responsables, le président des États-Unis assure respecter le délai théorique des 60 jours, après lequel les parlementaires doivent donner leur aval à la force militaire.
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(ANDREW LEYDEN / NurPhoto)
Rien ne dit encore que le conflit en Iran soit clos. Mais Donald Trump, en tout cas, a déclaré que les hostilités contre la République islamique étaient « terminées », dans un courrier au Congrès consulté par le média Politico le vendredi 1er mai, puis par d’autres médias, dont l’AFP. Il explique se conformer à la loi exigeant que le président américain obtienne l’autorisation du Congrès pour prolonger un conflit au-delà de 60 jours.
« Le 7 avril 2026, j’ai ordonné un cessez-le-feu de deux semaines. Le cessez-le-feu a depuis été prolongé », a notamment écrit Donald Trump. « Il n’y a pas eu d’échange de tirs entre les forces des États-Unis et l’Iran depuis le 7 avril 2026. Les hostilités qui ont commencé le 28 février 2026 sont terminées. »
Ce courrier est signé le jour de la date limite théorique pour obtenir l’autorisation du Congrès pour poursuivre la guerre contre l’Iran.
Une loi adoptée en 1973 permet au président de déclencher une intervention militaire limitée pour répondre à une situation d’urgence créée par une attaque contre les États-Unis. Le même texte exige que le président, s’il engage des troupes plus de 60 jours, obtienne une autorisation du pouvoir législatif, distincte d’une déclaration de guerre. Les démocrates ont tenté à plusieurs reprises de faire adopter un texte prévoyant de limiter les pouvoirs militaires de Donald Trump contre l’Iran, en vain.
Cependant, certains élus républicains ont tout de même prévu que, passé ce délai de 60 jours, ils pourraient commencer à exiger de l’exécutif qu’il obtienne une autorisation du Congrès. Ces derniers jours, l’administration Trump avait semblé vouloir jouer la montre. Le secrétaire d’État à la Défense, Pete Hegseth, avait notamment déclaré que « l’horloge des 60 jours était suspendue », en raison du cessez-le-feu en vigueur. Et que Donald Trump disposait donc encore de temps.
« Ceux qui demandent ne sont pas des patriotes », avait précisé le président américain lors d’un échange avec des journalistes à la Maison Blanche, en référence aux élus qui exigent que la loi de 1973 soit respectée. Après avoir laissé entendre qu’il ne comptait pas obtenir de feu vert au Congrès, il a finalement semblé vouloir ménager les apparences.
Plusieurs élus démocrates ont toutefois souligné que la présence continue de forces américaines dans la région suggérait une poursuite des opérations militaires. Et Donald Trump a renouvelé sa menace de « pulvériser » la République islamique en cas d’échec de la diplomatie. Il a précisé qu’il n’était « pas satisfait » d’une nouvelle offre de l’Iran pour relancer les négociations de paix.
