Les victimes sont en majorité des femmes et des mineurs, la plupart des auteurs sont des hommes. Ces signalements ont abouti à environ 400 mesures d’éloignement.
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La cellule Signal-Sport a été créée il y a six ans, en plein MeToo et après les révélations de la patineuse Sarah Abitbol. Ce mécanisme continue d’enregistrer de plus en plus de signalements pour des faits de harcèlement, insultes et violences dans les structures d’activité physique. Dans son bilan présenté le jeudi 23 avril par le ministère des Sports, elle a recensé 872 signalements l’an dernier, soit une hausse de 64 %.
Les victimes de ces signalements sont majoritairement des femmes (57 %) et des mineurs (67 %). Ces proportions grimpent encore lorsqu’il s’agit de violences sexistes et sexuelles. Les auteurs sont pour la grande majorité des hommes (91 %), et dans la plupart des cas, il s’agit d’éducateurs, qu’ils soient professionnels ou bénévoles.
Grâce à une meilleure visibilité, la plateforme a permis d’enregistrer davantage de signalements et a également gagné en efficacité dans les enquêtes qui s’ensuivent. Pour chacun des 872 signalements, une enquête administrative a été menée. Environ 400 mesures d’éloignement ont été prononcées, que ce soit par les préfets, les fédérations ou la justice.
À cela s’ajoute un renforcement des contrôles en amont, dits contrôles d’honorabilité. Ces contrôles se sont généralisés depuis un an. Un million et demi d’éducateurs, de bénévoles et d’arbitres prétendant à un poste ont ainsi fait l’objet de vérifications, et près d’un millier ont finalement été écartés avant d’être en contact avec les pratiquants.
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