Prix de la recharge, décote, entretien : que vaut vraiment une voiture électrique face à une thermique aujourd’hui ? À l’heure de la hausse des carburants, Le Figaro a passé au crible sa véritable rentabilité.

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Chaque fois qu’elle branche sa Renault Zoé au secteur de son pavillon, Claire, 44 ans, professeur des écoles en banlieue parisienne, ne cache pas son soulagement. « Quand je suis passée à l’électrique en 2021, ça n’avait pas franchement impressionné mes collègues, je dirais plutôt l’inverse. Aujourd’hui, ils sont nombreux à me poser des questions pour en savoir plus », confie-t-elle, sourire en coin. Alors que l’embrasement du Moyen-Orient a fait flamber les prix de l’essence et du diesel, son « plein » d’électricité est resté à dix euros et lui permet toujours de parcourir environ 300 kilomètres. Elle a fait le calcul : à 2,10 euros le litre de gazole, cette même distance lui aurait coûté environ 34 euros sur son ancienne Renault Clio diesel. « Chaque mois, ça me fait environ 100 euros d’économies. »
Pour Claire, comme pour des milliers de Français, l’angoisse de voir le compteur s’emballer à la pompe appartient au passé. Longtemps, pourtant, les automobilistes hexagonaux ont boudé ces véhicules décarbonés : en 2024, les ventes de modèles électriques en France ont plafonné à 17 % du marché du neuf. Mais la guerre au Moyen-Orient et la hausse durable du prix des hydrocarbures ont-elles définitivement changé la donne ? Le choix d’un véhicule électrique en 2026 est-il devenu, comme l’affirme le gouvernement, « évidemment » plus rentable que celui d’une voiture thermique, une fois tous les coûts intégrés ? Le Figaro a mené l’enquête.
