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Depuis le coup d’État de 2021, la Birmanie s’enfonce dans la guerre civile. Entre répression sanglante, jeunesse en révolte et soutien de puissances étrangères, le pays est fracturé. Pourquoi ces jeunes risquent-ils leur vie pour la démocratie ? Et quel rôle jouent la Chine et la Russie ?
Contexte de la guerre civile
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité. En cinq ans de guerre civile, 90.000 morts et 3,5 millions de déplacés. La Birmanie, c’est une dictature militaire où la lutte pour la liberté s’est muée en guerre civile attisée par des puissances étrangères. Ce sont nos trois informations pour comprendre.
Le pouvoir en place
Il s’appelle Min Aung Hlaing. C’est un militaire et c’est lui qui est au pouvoir depuis le coup d’État qu’il a orchestré en 2021. C’est lui aussi qui a fait emprisonner il y a cinq ans la cheffe du gouvernement de son pays, Aung San Suu Kyi, lauréate du Prix Nobel de la paix. Elle avait remporté les élections, inacceptables pour l’armée qui dénonce une fraude et s’empare du pouvoir.
Les manifestations et la répression
Le peuple manifeste en masse pour la démocratie et sa liberté, mais la répression est violente. La junte mène une politique de terreur : exécutions sommaires et massacres sont justifiés comme des opérations anti-terroristes, selon elle. La jeunesse quitte la ville et prend les armes, marquant le début d’une guerre civile. Sur la carte du pays, se dessinent deux clans : les jeunes rebelles et la junte militaire. L’opposition, cependant, est fragmentée en plusieurs groupes armés ethniques. Ils peinent à s’unir politiquement mais partagent leur haine de la junte et leur soif de démocratie. Assez pour mettre l’armée en difficulté, mais pas encore pour la renverser.
Un soutien international
La junte bénéficie du soutien de puissances étrangères. Elle peut compter sur la Chine et la Russie pour vendre des armes, notamment. Depuis 2021, Moscou est son premier fournisseur avec 406 millions de dollars d’armes vendues, devançant la Chine qui en a vendu pour 267 millions de dollars. Les rebelles, eux, n’ont que peu de soutien, ce qui explique peut-être leurs difficultés à conquérir les villes et les axes stratégiques.
