Un loup a été relâché dans la nature après avoir mordu une femme à Hambourg, en Allemagne, a annoncé le ministère régional de l’Environnement, lundi 6 avril 2026. Cet incident survient sept jours après que l’animal a attaqué une femme dans un centre commercial, marquant le premier incident de ce type depuis le retour de l’espèce dans le pays, à la fin des années 1990. La victime, âgée de 65 ans, a été blessée à la bouche et à la joue, selon le quotidien Bild. L’animal avait été aperçu à plusieurs reprises dans différents quartiers de Hambourg les jours précédents l’attaque.
Le loup, relâché dimanche soir, est équipé d’un émetteur et reste néanmoins sous étroite surveillance, a assuré le ministère dans un communiqué. Si l’animal s’approche à nouveau d’une zone urbanisée, « les chasseurs pourront intervenir immédiatement si nécessaire », a déclaré la ministre de l’Environnement du Land, Katharina Fegebank, également adjointe au maire de Hambourg. D’autres options, comme l’euthanasie ou le placement dans une réserve pour animaux sauvages, ont été envisagées, mais jugées irréalisables « pour des raisons juridiques et pratiques », selon le ministère.
Retour du loup en Allemagne
Les loups avaient quasiment disparu d’Allemagne au milieu du XIXe siècle, principalement à cause des primes offertes pour leur capture et de la destruction de leur habitat. Cependant, certains loups venus de Pologne ont commencé à s’installer dans l’est de l’Allemagne après la réunification de 1990, grâce au renforcement des mesures de protection de la faune sauvage. Selon une étude officielle menée en 2025, 219 meutes de loups ont été recensées à travers le pays, ainsi que 43 couples et 14 loups solitaires. En décembre 2025, le gouvernement allemand avait approuvé un projet de loi autorisant la chasse régulière aux loups afin de gérer les populations dans les zones où les meutes sont importantes.
Surveillance des animaux relâchés
Le gouvernement régional a souligné l’importance de la surveillance des animaux relâchés comme une mesure de sécurité pour les habitants. Utiliser des émetteurs pour suivre les mouvements d’un animal renforce la protection des citoyens tout en permettant aux autorités de prendre des décisions éclairées sur la gestion de la faune sauvage. La situation actuelle rappelle la nécessité d’équilibrer la coexistence des espèces sauvages avec la sécurité publique.
