En 2025, quelque 167.000 coureurs ont franchi la ligne d’arrivée d’un marathon, une distance qui séduit un nombre croissant d’adeptes chaque année. La popularité des courses de marathon est en constante augmentation, tant en nombre qu’en diversité.
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Les Français sont de plus en plus nombreux à courir. En 2025, plus de 4.900 courses sur route ont été recensées, selon le baromètre Finishers de l’Union Sport & Cycle, paru le 3 avril. Au cœur de cet engouement se trouve le marathon, distance mythique qui attire toujours plus d’adeptes. En 2026, une douzaine de marathons nouveaux ont vu le jour en France, soit une hausse de plus de 14 % du nombre de compétitions, confirmant l’enthousiasme des Français pour la course à pied.
Certains territoires ont bien compris cet enthousiasme. Par exemple, le département de la Seine-et-Marne, sous l’égide de son président Jean-François Parigi, lancera le marathon de Provins le 10 mai prochain : « Un marathon comme on le fait là, en Seine-et-Marne, c’est un budget de l’ordre de 400.000 euros. Le risque financier est pris, mais je l’assume totalement à partir du moment où ça va être une marque pour le département. Ce que ça rapporte en termes de notoriété et de vivre-ensemble n’a pas de prix. »
Ces initiatives séduisent les coureurs, comme Pierre-Louis, finisher d’une quinzaine de marathons. « Je trouve ça super parce que ça amène de la diversité et permet à des gens qui n’ont pas forcément l’envie de courir de se jeter à l’eau, de se lancer un défi avec un attrait supplémentaire que l’aspect sportif. Ça permet aussi de faire vivre un territoire d’une autre manière. »
Cette offre diversifiée plaît également à Linda, 46 ans, qui privilégie désormais des formats plus intimistes. « Je pense que ça nourrit aussi mon côté voyageur, qui aime découvrir de nouveaux univers. Refaire chaque fois le même type de marathon me semble un peu dommage. À l’avenir, je m’orienterai vers des petits marathons, parce que j’ai beaucoup aimé le marathon du Finistère où nous étions 4.000 participants. L’ambiance y est totalement différente, on retrouve cet esprit familial que j’apprécie tant dans la course. »
Face à cette multiplicité de courses, il est essentiel de rester vigilant au moment de faire son choix. Emmanuelle Jaeger, présidente déléguée de la Fédération française d’athlétisme, met en garde : « Il y a d’une part des courses non labellisées et d’autre part, des courses labellisées par la Fédération, respectant un cahier des charges défini. Vous avez des niveaux bronze, argent ou or. Vérifier le label vous assure de la fiabilité du mesurage, des conditions de jury, de sécurité chronométrique et de la qualité d’accueil. »
Ce label reste un repère essentiel pour les quelque 167.000 Français qui ont franchi la ligne d’arrivée d’un marathon en 2025.
