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Le président américain Donald Trump a annoncé avoir eu des « discussions solides » avec un « haut dirigeant ». Il repousse ainsi de cinq jours l’ultimatum lancé à Téhéran.
Des négociations inattendues
Il y a encore 48 heures, Donald Trump ne voulait pas entendre parler d’un cessez-le-feu. Pourtant, à la surprise générale, ce matin, le président américain annonce des négociations avec l’Iran.
« Nous avons des discussions solides avec eux et on va voir où ça nous mène. On va leur laisser cinq jours et si ça se passe bien, on scellera un accord. Sinon, on continuera à bombarder à tout va« , a déclaré le président américain.
Donald Trump repousse donc ses menaces de frappes sur les centrales électriques iraniennes formulées durant le week-end. Téhéran a aussitôt démenti toute ouverture par la voix du président de son Parlement, dont le nom était pourtant évoqué comme point de contact des Américains.
« Aucune négociation en cours avec les États-Unis, juste de fausses informations destinées à manipuler les cours du pétrole« , a indiqué le président du parlement iranien, Mohammad Ghalibaf.
Un paysage complexe de la diplomatie
Alors, qui faut-il croire ? La presse américaine évoque bien des contacts indirects entre les deux négociateurs en chef du président et les représentants iraniens.
Mais avec son ultimatum du week-end pour rouvrir le détroit d’Ormuz, Donald Trump s’était-il mis dans une position intenable ? Craignant les représailles iraniennes, ses alliés dans le Golfe sont intervenus auprès de lui.
« Durant le week-end, plusieurs pays de la région ont fait pression afin d’obtenir un délai et de prolonger l’ultimatum posé aux Iraniens pour essayer de mettre en route une solution diplomatique« , explique Barak Ravid, journaliste pour le site Axios.
De leur côté, les Israéliens sont-ils prêts à négocier eux aussi ? Ce n’est pas l’impression qu’a renvoyée aujourd’hui le Premier ministre.
« Nous travaillons à ce qu’Israël soit plus fort que jamais et l’Iran plus faible que jamais. Eux dans les bas-fonds, nous au sommet« , a indiqué Benyamin Nétanyahou.
Le nom du vice-président américain J.D Vance est évoqué par la presse pour mener ces négociations sensibles.
Dans le même temps, Donald Trump entend maintenir la pression militaire avec l’arrivée programmée de milliers de soldats supplémentaires en renfort dans la région.
