Lors du second tour des élections municipales de Lyon, le maire sortant Grégory Doucet a remporté 53,1 % des voix, face à son rival Jean-Michel Aulas, qui a obtenu 46,9 %. Ce résultat vient démentir les pronostics des sondages qui prédisaient une compétition beaucoup plus serrée.
Publié le 22 mars 2026 à 20:52
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Grégory Doucet, appartenant au mouvement écologiste, a réussi à inverser la tendance qu’annonçaient les sondages de plusieurs mois. Il a su s’appuyer sur les voix de l’électorat de La France insoumise, notamment grâce au soutien de la candidate Anaïs Belouassa-Cherifi. Cette dernière, troisième lors du premier tour avec 10,41 % des suffrages, avait annoncé sa fusion avec la liste de Doucet dès le lundi suivant le premier tour, entraînant des critiques du côté de Jean-Michel Aulas, qui a qualifié cette alliance de « honte ».
Ancien président de l’Olympique Lyonnais, Jean-Michel Aulas, considéré comme le grand favori des élections, a rencontré des difficultés dans sa campagne. Après un débat télévisé le 24 février où il a peiné à convaincre, il a terminé deuxième au premier tour avec 36,78 % des voix, contre 37,36 % pour Doucet. Refusant de se prêter à un débat entre les deux tours, Aulas a exprimé ses doutes sur la stratégie du maire sortant, affublé d’un soutien des insoumis.
À la veille du second tour, Aulas espérait mobiliser des voix issues des abstentionnistes et des électeurs de la gauche ne souhaitant pas s’allier avec La France insoumise. Il a spécifiquement mentionné vouloir séduire les centristes, tout en se gardant de donner des consignes aux électeurs d’Alexandre Dupalais, le candidat d’extrême droite crédité de 7,07 % lors du premier tour.
Selon Ipsos-BVA, la participation à ce second tour devrait atteindre 66 %, en hausse par rapport au premier tour qui avait enregistré 64,5 % dans la préfecture du Rhône.
La campagne électorale à Lyon a également été marquée par des événements tragiques, tels que l’agression mortelle de Quentin Deranque. La France insoumise a été critiquée pour ses liens avec des groupes jugés extrêmes, ce qui a conduit Aulas à essayer de constituer un front « anti-insoumis », mais sans succès. Pour la première fois, les électeurs lyonnais ont voté dans trois urnes différentes suite à la réforme « PLM », représentant les conseils municipaux, d’arrondissement et métropolitains.
