Ce jeudi, le principal site gazier au monde, situé au Qatar, a été gravement touché par des frappes iraniennes. Loin de se résorber, le conflit en cours s’enfonce dans une escalade dangereuse. Le pire est peut-être encore à venir.

Au 20e jour du conflit, l’Iran a décidé d’accentuer ses frappes contre les infrastructures énergétiques de ses voisins. Ce jeudi, le plus grand site de production de gaz naturel liquéfié (GNL) au monde, au Qatar, a fait état de « dommages considérables » après avoir été touché. Cette nouvelle a immédiatement fait bondir le prix du gaz européen de 35 %. Par ailleurs, des drones ont également provoqué un incendie dans une raffinerie au Koweït. Excédé, le président américain a menacé de détruire « massivement l’intégralité du gisement de gaz de South Pars avec une force et une puissance que l’Iran n’a jamais vues ni connues auparavant », dans un message sur son réseau Truth Social.
Plus que jamais, le conflit en cours au Moyen-Orient menace de se transformer en crise énergétique mondiale dont l’ampleur peine à être mesurée, comme l’explique Jacques Percebois, professeur émérite à l’université de Montpellier et spécialiste de l’énergie.
Quelle est l’importance du site gazier qatari ?
L’importance stratégique de ce site gazier pour le marché mondial de l’énergie ne peut être sous-estimée. Le Qatar est l’un des plus grands producteurs et exportateurs de gaz naturel liquéfié, et toute perturbation dans sa production peut avoir des conséquences majeures sur les prix et la sécurité de l’approvisionnement énergétique en Europe et au-delà.
