Pour la première fois, une catégorie dédiée à ce métier de l’ombre, souvent occupé par des femmes mais tout aussi essentiel que celui des scénaristes ou des costumières, sera honorée aux Oscars. Cet oubli sera corrigé dimanche 15 mars lors de la 98e cérémonie, qui inclut pour la première fois une catégorie dédiée à ce métier de l’ombre.
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Le petit truc indéfinissable qui grave un film dans votre mémoire grâce à la complicité entre ses acteurs, c’est aux directeurs de casting que vous le devez.
« Je suis vraiment heureuse pour nous tous », confie à l’AFP Nina Gold, nommée pour la tragédie shakespearienne Hamnet. « J’espère que les gens réaliseront que le casting est une activité vraiment créative ». Après plus de trente ans de carrière, la Britannique sait que son travail, qui transpire dans la prestation d’autres êtres humains, est difficile à évaluer mais il est aussi essentiel que celui des scénaristes ou des costumières, honoré depuis des décennies.
Pour Hamnet, Mme Gold n’a pas seulement suggéré Jessie Buckley – ultra-favorite pour l’Oscar de la meilleure actrice – pour incarner l’épouse de William Shakespeare, hantée par la mort de leur fils. Elle s’est assurée que Paul Mescal, qui interprète le dramaturge anglais, était compatible avec la comédienne irlandaise, en leur organisant une rencontre dédiée à la lecture du script.
« Ce qui fait un bon directeur de casting, c’est une sorte d’intuition, non seulement pour repérer le talent, mais aussi pour créer une alchimie entre tous les éléments d’un film », résume Juliet Taylor, l’une des deux seules membres de la profession détentrice d’un Oscar d’honneur pour l’ensemble de sa carrière.
Le directeur de casting est l’une des premières forces créatives à l’origine d’un film, rappelle l’octogénaire, partenaire privilégiée de Woody Allen, qui a travaillé sur des classiques comme L’Exorciste et Taxi Driver, et a confié à Meryl Streep et Joaquin Phoenix leur premier rôle au cinéma.
À partir du script, il doit appréhender la vision artistique du réalisateur, pour trouver les acteurs adéquats. « C’est un peu comme être psychologue, il faut apprendre à vraiment apprécier les gens pour ce qu’ils sont, qu’on les aime ou non », rit Mme Taylor.
Ces professionnels s’appuient sur leur connaissance étendue du cinéma et du théâtre, avec des auditions en personne ou par vidé
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