Cinq films nommés passent le test du « Climate reality check », pensé comme un baromètre de la présence des enjeux climatiques dans les œuvres cinématographiques.
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Une année décisive pour le climat aux Oscars. La 98e plus grande cérémonie du cinéma mondial se déroule dans la nuit du dimanche 15 au lundi 16 mars à Hollywood (États-Unis). Si Sinners et Une bataille après l’autre font office de grands favoris, d’autres longs-métrages ont attiré l’attention du cabinet de conseil américain Good Energy et de Matthew Schneider-Mayerson, professeur en études environnementales à l’université de Colby (États-Unis). Dans un rapport publié début mars, ils se sont penchés sur les films nommés qui évoquent le réchauffement climatique.
Parmi les 16 films en compétition, dont l’intrigue se déroule sur Terre, dans un passé proche, au présent ou dans le futur, cinq passent le « Climate reality check » (traduit « rappel à la réalité du climat »). Ce test, similaire à celui de Bechdel sur le sexisme, souligne la surreprésentation des personnages masculins dans les œuvres de fiction. Le test questionne : « L’enjeu climatique existe-t-il dans l’histoire ? Un personnage en est-il conscient ? » Pour cinq films sur 16, la réponse est positive. Cela représente 31 %, un niveau « jamais atteint auparavant », se réjouissent les auteurs qui rappellent que le taux était de 10 % en 2025 et 23 % en 2024.
Les cinq grands gagnants vont du film d’animation intimiste à la franchise de blockbuster, indique le rapport. Ensemble, ils cumulent près d’un milliard de dollars de recettes mondiales au box-office (environ 870 millions d’euros). « Ensemble, ils montrent que le climat peut se décliner sous d’innombrables formes cinématographiques, tout comme il se décline à travers d’innombrables expériences vécues », défend l’analyse.
Le premier de cette liste est Arco, le conte écologique enchanteur du Français Ugo Bienvenu, nommé pour l’Oscar du meilleur film d’animation. Le rapport souligne : « À travers une animation époustouflante et une galerie de personnages touchants et variés, cette histoire nous rappelle qu’il faut tout un village pour élever des enfants, se protéger les uns les autres et prendre soin de la Terre. »
Autre film : Bugonia, de Yorgos Lanthimos, nommé dans quatre catégories et qui « nous invite à nous demander si nous saurons nous unir face à l’urgence environnementale. » Jurassic World : Renaissance, nommé pour ses effets visuels, « transmet un message clair : l’ego humain, la cupidité et la perturbation de l’équilibre fragile de la nature
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