Emmanuel Macron a dénoncé une « attaque inacceptable » après les frappes qui ont eu lieu en fin de journée vendredi. Ces bombardements ont été le fait de la poursuite des hostilités en cours au Liban.
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Alors qu’Israël poursuit ses bombardements au Liban, des Casques bleus ghanéens ont été grièvement blessés dans une attaque de missile contre une position de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), vendredi 6 mars.
« Plusieurs membres des forces ghanéennes ont été blessés après que leur position dans la ville d’al-Qaouzah a été prise pour cible », a rapporté l’Agence nationale d’information (Ani).
L’armée ghanéenne fait état, de son côté, de « deux attaques de missiles » successives peu avant 19 heures (heure de Paris) sur le quartier général du bataillon ghanéen de la Finul. « Deux soldats sont grièvement blessés », a-t-elle précisé dans un communiqué, ajoutant qu’ils ont été pris en charge en attendant leur évacuation vers un hôpital de la force onusienne et se « trouvent dans un état stable ». Le bâtiment accueillant le mess des officiers a également été touché et « a entièrement brûlé ». Le quotidien L’Orient-Le Jour a diffusé des images de la base onusienne en feu.
Si l’armée ghanéenne n’a pas précisé l’origine de ces missiles, le président libanais Joseph Aoun accuse Israël d’avoir mené « une attaque directe contre la Finul », dans un communiqué publié dans la soirée. Il a également condamné les frappes israéliennes répétées sur plusieurs zones du sud, la vallée de la Bekaa et la banlieue sud de Beyrouth qui « continuent de s’intensifier », appelant « tous les pays et les Nations unies à intervenir pour mettre fin à cette dangereuse escalade israélienne ».
Le président français a condamné une « attaque inacceptable » contre une position onusienne. « La France œuvre avec ses partenaires à éviter que le conflit ne se propage davantage dans la région », a affirmé sur X le chef de l’État, soulignant le « rôle clé de stabilisation au sud du Liban » joué par la Finul.
Emmanuel Macron a assuré que la France resterait « engagée » dans cette force qui compte quelque 700 Français et a déclaré que « la souveraineté et l’intégrité territoriale de la Syrie et du Liban, comme de chaque pays dans la région, devait être respectée ».
Je me suis entretenu avec le Président syrien Ahmad Al-Charaa ainsi que le Président libanais Joseph Aoun. La France œuvre avec ses partenaires à éviter que le conflit ne se propage davantage dans la région…
