Le vice-président du RN était l’invité du « 8h30 franceinfo », mardi 3 mars 2026. Sébastien Chenu, député RN du Nord et vice-président de l’Assemblée, a discuté des opérations américaines menées en Iran, du ministre français des Affaires étrangères, ainsi que de questions relatives à la dissuasion nucléaire.
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Sébastien Chenu a tout d’abord apporté son soutien aux opérations américaines en Iran, tout en émettant des réserves concernant leur méthode. « On est solidaires des manœuvres qui sont engagées par les États-Unis, même si sur la forme, sincèrement, ce côté unilatéral ne nous plaît pas », a-t-il déclaré. En ce qui concerne la situation au Proche-Orient, il a jugé que la menace nucléaire « était visiblement imminente » et « représentait un danger mortel pour Israël ». Il a ensuite affirmé qu’il fallait donc intervenir, sans ambiguïté.
Chenu a aussi précisé que « ce ne sont pas à des puissances étrangères de choisir les dirigeants iraniens de demain », soutenant que cette décision devait appartenir « au peuple iranien ». Lorsqu’il a été question des discussions sur une possible succession politique en Iran, Chenu a déclaré : « On parle des descendants du Chah. Je n’en sais rien si les Iraniens veulent que ce soient des descendants du Chah. Ils le décideront librement et souverainement. »
Critique à l’égard de Jean-Noël Barrot
Sébastien Chenu a critiqué le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot pour ne pas avoir récemment convoqué l’ambassadeur d’Iran en France, affirmant qu' »il y a matière » à le faire. « Quand Jean-Noël Barrot roule des mécaniques, il devrait un peu en rabattre », a ajouté le vice-président de l’Assemblée. Chenu a accusé Barrot d’être « toujours un peu en retard d’un métro, en retard d’une réaction », liant cette attitude à l’image d’une Europe « affaiblie » aux yeux de Donald Trump.
Réserves sur la dissuasion nucléaire avancée
Le député a également exprimé ses réserves concernant le projet de « dissuasion avancée » annoncé par Emmanuel Macron, disant qu’il n’y voyait « pas d’intérêt pour notre pays », ni de « contrepartie ». Huit pays européens sont intéressés par une dissuasion nucléaire « avancée », pouvant accueillir des « forces aériennes stratégiques » de l’Armée de l’air française, selon Macron. Chenu a déclaré : « Je ne vois pas en quoi cette dissuasion avancée a un intérêt. Je ne vois pas bien quel est son objet, à part une espèce de communication européiste qui plaît au président de la République. »
Il a ajouté que ces pays européens pourraient « en échange » acheter du matériel militaire français. Chenu a insisté sur le fait que la puissance nucléaire française est « strictement nationale », en affirmant : « La puissance nucléaire, ça ne se délègue pas, ça ne s’affaiblit pas, ça ne se partage pas. » Enfin, il a évoqué les déclarations récentes d’Emmanuel Macron concernant la souveraineté nucléaire, espérant que cela lève une ambiguïté, car selon lui, « cela doit rester entre les mains de l’État français et du président de la République. »
