Le chef-d’œuvre rarement prêté, « Le Déjeuner des canotiers » de Pierre-Auguste Renoir, est exposé au musée d’Orsay à partir du 17 mars. Ce tableau emblématique, symbole de la joie de vivre impressionniste, inaugure une double exposition consacrée à l’artiste.
L’œuvre phare revisitée
« Le Déjeuner des canotiers », un chef-d’œuvre de Renoir appartenant à une collection américaine et rarement prêté, a été accroché lundi au musée d’Orsay à Paris. Cette exposition est un prélude à une grande rétrospective sur le peintre impressionniste qui débutera le 17 mars, comme l’a constaté l’AFP.
Des détails sur l’œuvre
Peint entre 1880 et 1881, ce grand format de 130 cm par 175 cm représente une fin de déjeuner estival à la Maison Fournaise à Chatou, sur les bords de Seine, un des lieux fétiches d’Auguste Renoir (1841-1919). Installée au balcon, une quinzaine de convives badinent, se rapprochent voire se séduisent, laissant filer le temps.
Acheté par le marchand Paul Durand-Ruel, le tableau a été acquis dans les années 1920 par le collectionneur américain Duncan Phillips et est conservé dans sa Phillips Collection, un musée d’art moderne renommé à Washington. « Le Déjeuner des canotiers » n’a pas fait escale à Paris depuis 20 ans, lors d’une exposition précédente au musée du Luxembourg.
Un retour célébré
Le revoir en France est considéré comme un grand événement. « Pour tout vous dire, c’était vraiment un de mes rêves de faire venir ce tableau au musée d’Orsay », a confié à l’AFP Paul Perrin, directeur de la conservation et des collections du musée parisien. Il décrit l’œuvre comme illustrant « une sorte d’image idéale de la société, où toutes les classes sociales se rencontrent et vivent en harmonie, de façon joyeuse, au bord de l’eau, dans la nature ».
Le chef-d’œuvre sera visible dès le 17 mars dans le cadre d’une double exposition dédiée à Renoir, une figure centrale de l’impressionnisme, connue pour magnifier des scènes de la vie moderne, d’où s’échappent des jeux de lumière éclatants.
Une rétrospective ambitieuse
La première partie de l’exposition, intitulée « Renoir et l’amour, La modernité heureuse (1865-1885) », retracera, jusqu’au 19 juillet, les débuts de sa carrière à travers une cinquantaine de toiles, dont « La Danse à Bougival » et le « Bal du moulin de la Galette ».
Paul Perrin, également co-commissaire de cette exposition, souligne l’importance de voir ses œuvres en vrai, car « quel que soit l’avis que l’on pense avoir sur sa peinture, il faut la voir en vrai » et non à travers des reproductions qui ne reflètent pas la vitalité des couleurs.
Une exploration complémentaire
En parallèle, le musée d’Orsay présentera jusqu’au 5 juillet « Renoir dessinateur », qui compile pour la première fois une centaine d’œuvres de l’artiste, dont des dessins, aquarelles et pastels.
