Sting et Shaggy sont les invités exceptionnels toute cette semaine du Monde d’Élodie, à l’occasion du spectacle « The Last Ship » de Sting, qui se joue jusqu’au 8 mars 2026. Épisode 4 : La voix et l’espoir.
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Sting et Shaggy incarnent la réussite avec des parcours de vie inspirants, qui n’étaient pas tracés. Cela leur a demandé d’y croire, de s’accrocher et de se battre en plus de beaucoup travailler. Ils sont tous les deux issus d’un milieu modeste. Leurs enfances ont été marquées par des moments de vie assez difficiles, mais ils ont eu la chance d’être toujours bien entourés, bien encadrés et d’être aimés.
La musique comme salvatrice
franceinfo : Vous avez eu la chance de trouver très tôt votre passion, la musique. Vous a-t-elle sauvée, cette musique ?
Sting : Ah oui, la musique m’a sauvée. Les Beatles avaient une dizaine d’années d’avance sur moi, ils étaient d’une ville un peu comme la mienne, une ville portuaire. Ils ont conquis le monde avec leur musique et ça a ouvert la voie à la génération suivante, d’essayer de faire la même chose. Je fais partie de cette génération et j’ai eu beaucoup de chance, parce que j’ai pu vivre de ma musique en composant et donc j’ai encore cette gratitude très forte.
Shaggy, à quel moment vous la rencontrez la musique avec votre voix à vous, ce ton, que vous avez, que vous avez créé avec un langage vocal très particulier ?
Shaggy : Je dirais que le son de ma voix s’est développé au fil du temps. J’étais à l’armée et je chantais en imitant ce que j’entendais autour de moi.
« On faisait appel à moi pour motiver les soldats avec des chansons pendant les exercices. »
À l’époque, évidemment, je ne savais pas ce que je faisais, mais ensuite, j’ai commencé à faire des enregistrements, et c’est là que le son, le côté signature de ma voix, est né. Les gens ont commencé à aimer et c’est là que j’ai commencé à faire des albums.
Le potentiel de raconter des histoires
Sting, à quel moment, vous, l’enfant timide que vous étiez, a découvert que vous aviez ce potentiel et cette envie de raconter des histoires ?
Sting : Alors moi, je chantais à l’église. Au début, évidemment, c’étaient des chansons religieuses, beaucoup en latin. Je me souviens que je chantais relativement juste et je me rappelle après avoir chanté dans la salle de classe. Le prof, un jour, m’a dit : « Mais c’est toi qui chantes ? C’est toi que j’entends ? » Je ne chantais pas très bien, j’avais une voix un peu particulière et j’avais tendance à vouloir la cacher. Pendant longtemps, j’ai caché ma voix, et puis un jour, j’ai réalisé que c’était un don. J’ai participé à un certain nombre de groupes et petit à petit, vous développez votre propre style. Vous écoutez les autres, on copie parfois et puis, petit à petit, vous devenez qui vous êtes vraiment. Devenir une star, c’est avoir votre voix à vous qui ne ressemble à personne. Lui
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