Les effets du dérèglement climatique sont particulièrement visibles à la montagne. Les professionnels de La Toussuire, une station de ski en Savoie, ont appris à y faire face et à penser la montagne autrement.
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(THOMAS SELLIN / FRANCEINFO / RADIO FRANCE)
Moins de neige, des glaciers qui fondent, des stations de ski qui ferment… À la montagne, on est aux premières loges pour observer le dérèglement climatique, comme dans la station savoyarde de La Toussuire. Elle fait partie du domaine des Sybelles, considéré comme le quatrième domaine skiable de France avec 393 hectares et 310 kilomètres de pistes reliées.
La Toussuire se situe à 1 800 mètres, une altitude qui lui permet, avec l’aide de canons à neige, de garder ses pistes ouvertes et de garantir encore de belles saisons. Seulement 150 mètres plus bas, la station du Corbier ressent déjà un peu plus les effets du dérèglement climatique. Plus haut, les habitants de La Toussuire voient le glacier de l’Étendard fondre un peu plus chaque année. En 25 ans, les glaciers alpins ont rétréci de 40 % et la disparition de ceux qui culminent à moins de 3 500 mètres d’altitude devrait s’accélérer dès 2040.
Depuis 1951, 204 domaines skiables ont fermé en France, la plupart pour des raisons économiques. Mais le manque de neige devient de plus en plus un motif de fermeture pour des stations de basse et moyenne montagne. Avec le réchauffement planétaire, la Cour des comptes a estimé en 2024 que seules « quelques stations » pourront espérer poursuivre leur exploitation après 2050.
