Les scientifiques qui fouillent depuis 20 ans le site d’El Caño pensent qu’il s’agit de la sépulture de hauts dignitaires. Le corps de l’un d’entre eux était orné de bijoux précieux.
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Une tombe vieille de plus d’un millénaire contenant des restes humains et des objets en or et en céramique a été découverte dans une région du Panama fouillée depuis deux décennies, a annoncé vendredi 20 février à l’AFP la chercheuse en charge du projet.
La découverte a eu lieu à El Caño, dans le district de Natá, à environ 200 kilomètres au sud-ouest de la capitale Panama, où des scientifiques et des archéologues ont déjà découvert d’autres vestiges de cultures préhispaniques. Ce terme s’applique aux civilisations qui se sont développées avant la découverte, pour les Européens, du continent américain par Christophe Colomb en 1492.
Les restes osseux sont entourés d’objets en or et de poteries ornées de motifs traditionnels, ce qui indique qu’il s’agirait de personnes de haut rang, a exposé à l’AFP l’archéologue Julia Mayo, précisant que la tombe avait été construite entre 800 et 1.000 après J.-C. L’individu avec l’or est celui qui avait le statut social le plus élevé du groupe, a-t-elle ajouté.
Le corps de cet occupant principal était orné de deux bracelets, deux pectoraux et deux boucles d’oreilles, les bijoux pectoraux comportant des représentations de chauves-souris et de crocodiles, a décrit Julia Mayo. Le site archéologique d’El Caño est lié aux sociétés qui ont habité les provinces centrales du Panama entre le VIIIe et le XIe siècle. C’est là qu’ils ont enterré leurs morts pendant 200 ans, a déclaré la chercheuse.
Julia Mayo a également indiqué que neuf autres tombes similaires à celle annoncée vendredi 20 février ont déjà été fouillées sur le site. Cette découverte est d’une grande importance pour l’archéologie panaméenne et l’étude des sociétés préhispaniques de l’isthme centraméricain, a souligné le ministère de la Culture dans un communiqué.
Selon les experts, ces fouilles démontrent que pour ces sociétés, la mort ne représentait pas une fin, mais une transition vers une autre phase où le statut social restait important. La découverte permettra d’apporter de nouvelles informations sur l’organisation sociale, le pouvoir politique, les réseaux d’échange ou encore les pratiques rituelles, a complété le ministère.
