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Les circonstances de l’agression mortelle de Quentin Deranque se précisent. Le jeune homme est décédé samedi 14 février des suites de ses blessures, après une violente agression survenue deux jours plus tôt lors d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Lyon.
Thierry Dran a rapporté que le groupe de Quentin, qui se tenait à proximité de la conférence pour assurer la sécurité des membres du collectif identitaire Némésis, a été « pris à partie violemment » par une vingtaine d’individus aux alentours de 18 heures. « Il y a eu une intervention musclée », a expliqué le procureur. Une partie de son groupe a réussi à s’échapper, mais Quentin et deux de ses amis ont été « jetés au sol et frappés à plusieurs reprises ».
Quentin Deranque a été frappé par « au moins six individus »
Le magistrat a indiqué que Quentin a été « jeté au sol et frappé par au moins six individus » masqués. L’autopsie a révélé qu’il présentait principalement des lésions à la tête, ayant subi un « traumatisme crânio-encéphalique majeur, associé à une fracture temporale droite », causant sa mort rapide.
Une enquête criminelle est en cours
Une enquête criminelle a été ouverte pour « homicide volontaire, violences aggravées et association de malfaiteurs en vue de commettre un délit ». Au moment de la conférence, Thierry Dran a précisé que « plus d’une quinzaine de témoins » ont été entendus et que l’analyse des vidéos de l’agression est en cours. Il a également ajouté que Quentin Deranque « n’avait pas d’antécédents judiciaires ».
Aucune interpellation pour le moment
En réponse aux questions sur l’implication possible de « l’ultra-gauche » dans l’agression, le procureur a indiqué que l’enquête était en cours : « On identifie actuellement les auteurs de ces faits. Il n’y a pas d’interpellation pour le moment. » Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, avait relevé la possible implication de l’ultragauche lors d’une intervention télévisée.
Il a été révélé que cinq des six suspects avaient été identifiés. Parmi eux, certains étaient fichés S pour leur appartenance à la Jeune Garde, un groupe antifasciste dissous en juin 2025, tandis que d’autres étaient déjà connus des services judiciaires pour d’autres faits.
