Cuba s’enfonce dans une crise énergétique et humanitaire majeure, marquée par des pénuries alimentaires et des coupures massives d’électricité. L’ONU évoque un risque d’effondrement du pays.
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Cuba, une île en crise
L’île de Cuba, plus isolée que jamais, voit ses habitants confrontés à des pénuries et à des coupures d’électricité. La situation s’est détériorée depuis la capture de Nicolas Maduro début janvier, le régime de Caracas ayant été un allié essentiel du régime castriste, qui est désormais face à une crise existentielle. Il est à noter que des Cubains faisaient partie de la garde rapprochée du président vénézuélien et ont été tués lors de l’assaut américain. Caracas était un allié idéologique et un soutien indispensable sur le plan énergétique.
Le Venezuela était le principal fournisseur de pétrole de Cuba, qui peine de plus en plus à produire de l’énergie. Prise au piège par ce manque de ressources, La Havane s’est tournée vers le Mexique, mais cette source s’est tarie sous l’intense pression des États-Unis. Depuis le début de l’année 2026, une seule livraison a pu avoir lieu. Bien que le Mexique ait annoncé, le 8 février, le départ de deux bateaux chargés de nourriture et de médicaments, les menaces de sanctions douanières brandies par Donald Trump bloquent toute livraison de carburant.
Les conséquences d’une crise alimentaire
Cuba est à un point tel qu’il faut prendre la menace d’un effondrement au sérieux, comme l’a très récemment souligné l’ONU. Deux millions de Cubains ont quitté l’île au cours des cinq dernières années, et les coupures d’électricité font désormais partie du quotidien. Le 5 février, la moitié de l’île s’est retrouvée dans le noir, touchant notamment la ville de Santiago, qui compte 400.000 habitants. Ce phénomène se produit alors que Cuba traverse une rarissime vague de froid, avec des températures descendant à 0 °C le 3 février, ce qui est sans précédent.
Réactions face à l’urgence
Face à l’ampleur de la crise, le gouvernement a dû prendre des mesures d’urgence. Une semaine de quatre jours a été instaurée avec effet immédiat dans les entreprises d’État, et les journées scolaires ont été raccourcies. Les liaisons en bus et en train sont désormais limitées, et certains sites touristiques ont même dû fermer, alors que l’afflux de visiteurs a chuté de près de 20 % en 2025. La situation pourrait s’aggraver, car les compagnies aériennes ont été informées qu’elles ne pourraient pas se ravitailler en kérosène avant au moins un mois.
Cuba est en état d’asphyxie. Cette situation fait écho à la stratégie des États-Unis, qui espèrent obtenir la chute du régime castriste ou le contraindre à des changements similaires à ceux observés au Venezuela. Pour justifier cette méthode brutale, Donald Trump invoque une « menace exceptionnelle » pesant sur la sécurité américaine. Bien que cette menace soit encore à prouver, le président américain se projette déjà dans les livres d’histoire, ayant réussi là où Kennedy a échoué. Cette posture est soutenue par son secrétaire d’État, Marco Rubio, fils d’exilés cubains hostiles au régime, qui en fait une affaire personnelle.
